Dimanche 20 octobre 2019 | Dernière mise à jour 13:27

Frappes militaires Obama veut une issue pacifique en Iran comme en Syrie

Le président américain a mis en garde mardi contre des frappes militaires en Iran comme en Syrie, accusant ses adversaires républicains de parler à la légère lorsqu’ils exigent des interventions contre ces deux pays.

Barack Obama  a plaidé pour la prudence et pour laisser aux sanctions internationales le temps de faire leur effet sur le régime de Téhéran et syrien.

Barack Obama a plaidé pour la prudence et pour laisser aux sanctions internationales le temps de faire leur effet sur le régime de Téhéran et syrien. Image: ap

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Lors de sa première conférence de presse depuis le début de l’année, Barack Obama a plaidé une nouvelle fois pour la prudence et pour laisser aux sanctions internationales le temps de faire leur effet sur le régime de Téhéran, au lendemain d’une rencontre à la Maison-Blanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"L’Iran est en train de ressentir profondément l’effet de ces sanctions. Le monde est uni, l’Iran est politiquement isolé. Et ce que j’ai dit c’est que nous empêcherons l’Iran de se doter de l’arme nucléaire", a déclaré Barack Obama.

Alors que la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a proposé mardi à l’Iran, de reprendre les discussions sur son programme nucléaire, Barack Obama a estimé que ces pourparlers allaient "vite" montrer si le pays comptait sérieusement négocier.

Légèreté de certains

Il a fait valoir qu’une issue pacifique était dans l’intérêt de tous, y compris d’Israël, qui menace d’intervenir militairement contre les sites nucléaires iraniens, et a cherché à temporiser.

"Dire que nous devrions faire un choix dans une semaine ou deux ou dans un mois ou deux n’a aucun fondement", a-t-il lancé, avant de critiquer ses adversaires républicains, à huit mois tout juste de la présidentielle du 6 novembre.

"Quand je vois la légèreté avec laquelle certains parlent de guerre, (...) j’en vois qui fanfaronnent et parlent beaucoup mais quand on leur demande vraiment ce qu’ils feraient, ils reprennent à leur compte les décisions que nous avons prises au cours des trois dernières années", a déclaré Barack Obama.

A propos de la Syrie, il s’est dit "bouleversé" par la violence, tout en prévenant que les Etats-Unis ne lanceraient aucune action militaire unilatérale contre Damas.

7500 morts

"Ce qui se passe en Syrie est bouleversant et scandaleux", a-t-il admis. "D’un autre côté, je pense que ce serait une erreur de lancer, comme certains l’ont suggéré, une action militaire unilatérale ou de croire qu’il existe une solution simple".

Son ancien adversaire de la présidentielle de 2008, le sénateur républicain John McCain, avait suggéré lundi d’engager des frappes militaires afin de venir en aide à l’opposition syrienne.

Le président Bachar al-Assad a perdu toute légitimité et la répression engagée par son régime, qui a fait au moins 7500 morts selon l’ONU, "est inexcusable", a souligné Barack Obama.

"Ce dictateur finira par tomber, comme d’autres par le passé ont été renversés", a-t-il déclaré. "Mais l’idée selon laquelle on peut résoudre tous ces problèmes en déployant notre armée n’a pas été vérifiée dans le passé et ne le sera pas plus à l’avenir".

La conférence de presse de Barack Obama a été organisée alors que les électeurs républicains votaient mardi dans 10 Etats du pays dans le cadre de primaires destinées à sélectionner son adversaire à la présidentielle.

Trop de guerre

L’un des quatre candidats républicains en lice, l’ultraconservateur Rick Santorum, a plaidé mardi devant le congrès de l’Aipac, principale organisation pro-israélienne aux Etats-Unis, en faveur du lancement d’un ultimatum à l’Iran pour qu’il détruise ses installations nucléaires, faute de quoi "nous le ferons nous-mêmes".

Le favori de l’écurie républicaine, Mitt Romney, a assuré que "si Barack Obama est réélu, l’Iran disposera de l’arme nucléaire". "En tant que président, je serai prêt à poursuivre la voie diplomatique mais je serai tout aussi prêt à utiliser notre puissance militaire", a-t-il promis également devant l’Aipac.

Intervenant dimanche devant cette association, Barack Obama avait réaffirmé l’engagement des Etats-Unis aux côtés d’Israël mais estimé qu’on parlait "trop de guerre" ces derniers temps.

Benjamin Netanyahu a déclaré lundi lors de ses entretiens avec M. Obama qu’Israël resterait "maître de son destin" face à la menace posée selon lui par l’Iran. S’exprimant à son tour devant l’Aipac, il a en outre averti que son pays ne vivrait pas dans "la menace d’un anéantissement". (afp/nxp)

Créé: 06.03.2012, 21h08


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.