Vendredi 15 novembre 2019 | Dernière mise à jour 02:56

Incendie à Rouen «Pas de défaillances» de l'Etat, affirme Macron

Le président français est allé à la rencontre des habitants de Rouen mercredi, deux mois après l'incendie de l'usine Lubrizol.

Comme il s'y était engagé, le chef de l'État français est venu mercredi soir à Rouen.

Comme il s'y était engagé, le chef de l'État français est venu mercredi soir à Rouen. Image: AFP

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Emmanuel Macron a affirmé mercredi à Rouen qu'il n'y avait pas eu de «défaillance des services de l'État» dans la gestion de l'incendie de l'usine chimique Lubrizol le 26 septembre dernier.

«Message de soutien»

«Les services de l'État ont agi avec compétence, avec beaucoup de sang froid, beaucoup de professionnalisme», a affirmé le président de la République lors d'un point presse à la mairie de Rouen. «De là où je suis, je n'ai pas vu de défaillance, au contraire», a-t-il ajouté.

M. Macron a salué le travail des pompiers «qui n'ont pas connu la peur, qui ont permis de contenir ce qui s'est passé à Lubrizol et d'éviter des conséquences qui auraient pu être bien plus dommageables».

Comme il s'y était engagé, le chef de l'État est venu mercredi soir à Rouen, pour apporter «un message de soutien et de considération» aux Rouennais après l'incendie du 26 septembre dans l'usine chimique Lubrizol et le site voisin de Normandie Logistique.

A l'issue d'une rencontre avec le maire, Yvon Robert, Emmanuel Macron s'est défendu d'être venu trop tard à Rouen. «Le rôle du président de la République n'est pas de se précipiter dès qu'il y a quelque chose qui se passe (...) Je ne crois pas que mon rôle soit de me substituer à chaque ministre», a-t-il affirmé, saluant le courage du préfet de Normandie Pierre-André Durand.

«Un pays en révolte»

Le président de la République a ensuite échangé avec quelques jeunes Rouennais attablés en terrasse dans le centre-ville, tandis que des sifflets et des «Macron, démission» fusaient un peu plus loin. Il a eu une discussion tendue avec une femme qui a évoqué «un pays en révolte».

«C'est une visite à dimension symbolique. C'est important que le président de la République se rende compte de la situation (après) un accident grave qui a touché la population», avait déclaré M. Robert peu avant l'arrivée du chef de l'État.

Ce déplacement, qui n'était pas à l'agenda présidentiel, intervient alors que l'inquiétude demeure sur l'impact sanitaire et environnemental de l'incendie.

Le 26 septembre, vers 02H30, une partie de l'usine Lubrizol et trois bâtiments de l'entreprise Normandie Logistique ont été ravagés par un gigantesque incendie, qui n'a pas fait de victime.

Au total, 9505 tonnes de produits, en majorité chimiques, ont brûlé sur ce site classé Seveso seuil haut. (afp/nxp)

Créé: 30.10.2019, 20h08

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