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Centrafrique Un groupe armé suspend sa participation à l'accord de paix

Un accord de paix avait été signé le 6 février 2019 par le gouvernement centrafricain et quatorze mouvements rebelles.

Une réunion entre les représentants du gouvernement et des groupes armés, à Bangui le 23 août 2019. (Photo by Florent Vergnes / AFP)

Une réunion entre les représentants du gouvernement et des groupes armés, à Bangui le 23 août 2019. (Photo by Florent Vergnes / AFP) Image: AFP

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Un des principaux groupes armés centrafricains a annoncé vendredi soir qu'il suspendait sa participation à l'accord de paix qu'il avait signé le 6 février 2019. Le document avait été ratifié par le gouvernement centrafricain et quatorze mouvements rebelles.

«Le mouvement 3R [Réclamation et Réhabilitation, ndlr] décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en oeuvre» de l'accord de paix, déclare le chef du groupe, Sidiki Abbas, dans un communiqué. Il demande également aux hommes des 3R de «répliquer avec la dernière force en cas d'attaque contre ses bases» par les forces gouvernementales. Toutefois, le mouvement 3R «réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en oeuvre» de l'accord de paix «si les menaces, les provocations cessent», affirme-t-il.

Mise en garde de l'ONU

Mercredi, la mission des nations unies en Centrafrique (MINUSCA) avait mis en garde Sidiki Abass «contre sa tendance expansionniste dans d'autres parties de la région, en claire violation de l'accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA)».

En mai 2019, quatre mois après la signature de l'accord, 46 civils avaient été tués par des éléments des 3R à Paoua, dans le nord-ouest du pays. Quatre mois plus tard, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, annonçait sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu'il occupait dans le cadre de l'accord de paix.

Avant une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, et malgré l'accord signé en février 2019, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices. Le gouvernement ne contrôle qu'une petite partie du territoire. (ats/nxp)

Créé: 06.06.2020, 05h15

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