Mardi 23 juillet 2019 | Dernière mise à jour 14:02

France Accusé de pédophilie, un prêtre réduit à l'état laïc

L'homme d'Eglise par qui le scandale de l'affaire Barbarin est arrivé a été défroqué, jeudi. Il est accusé d'avoir commis des agressions sexuelles.

Inculpé en 2016 par la justice, le père P., âgé de 74 ans, devrait être jugé dans les prochains mois pour des agressions sexuelles datant d'avant 1991.

Inculpé en 2016 par la justice, le père P., âgé de 74 ans, devrait être jugé dans les prochains mois pour des agressions sexuelles datant d'avant 1991. Image: AFP

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Un prêtre à l'origine d'un retentissant scandale de pédophilie en France, «l'affaire Barbarin», a été condamné jeudi à un «renvoi de l'état clérical». Il s'agit de la plus lourde peine que peut prononcer la justice de l'Église.

Les agissements de ce prêtre, le père Bernard P., ont par ricochet éclaboussé le cardinal Philippe Barbarin, qui était à la tête de l'archevêché de Lyon, condamné en mars à six mois de prison avec sursis pour ne pas l'avoir dénoncé à la justice.

«Au regard des faits et de leur récurrence, du grand nombre de victimes, du fait que l'abbé Bernard P. a abusé de l'autorité que lui conférait sa position au sein du groupe scout (...), le tribunal a décidé de lui appliquer la peine maximale prévue par le droit de l'Église dans un tel cas, à savoir le renvoi de l'état clérical», détaille le tribunal ecclésiastique dans un communiqué dont l'AFP a obtenu copie.

Un mois pour faire appel

Il dispose d'un mois pour interjeter un appel, qui serait suspensif. Sa culpabilité «étant désormais reconnue», le tribunal «pourra désormais se consacrer plus entièrement à l'étude de chacune des demandes de réparation financière des victimes», souligne-t-il. Inculpé en 2016 par la justice, le père P., âgé de 74 ans, devrait être jugé dans les prochains mois pour des agressions sexuelles datant d'avant 1991.

«Ils sont contraints d'arriver à une décision qu'ils auraient toujours dû prendre», a réagi François Devaux, cofondateur de l'Association de victimes La Parole Libérée. Il s'interroge par ailleurs sur le processus d'indemnisation des victimes qui débute, ce procès étant une première selon lui en France. (ats/nxp)

Créé: 04.07.2019, 15h49

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