Mercredi 20 novembre 2019 | Dernière mise à jour 14:41

Témoignage Elle accuse Polanski de l'avoir violée en Suisse

Une ancienne mannequin et actrice française affirme avoir été sexuellement agressée par le réalisateur polonais en 1975, dans son chalet à Gstaad.

«Ce fut d'une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad», affirme Valentine Monnier (à droite, ici sur une photo datant des années 1980).

«Ce fut d'une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad», affirme Valentine Monnier (à droite, ici sur une photo datant des années 1980). Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Une Française a accusé vendredi Roman Polanski de l'avoir violée en 1975 en Suisse alors qu'elle avait dix-huit ans, dans un témoignage publié par le journal Le Parisien. Le cinéaste est toujours sous le coup de poursuites de la justice américaine.

Valentine Monnier, dont les accusations s'ajoutent à celles d'autres femmes ces dernières années, indique ne pas avoir déposé plainte pour ces faits, désormais prescrits. Mais elle affirme avoir décidé de porter publiquement cette accusation en raison de la sortie en France du film «J'accuse», qui porte sur une erreur judiciaire, l'affaire Dreyfus.

«Je n'avais aucun lien avec lui, ni personnel, ni professionnel et le connaissais à peine», raconte au Parisien cette photographe. Elle a été mannequin à New York et a joué dans quelques films dans les années 80, comme «Trois hommes et un couffin».

«Dans son chalet, à Gstaad»

«Ce fut d'une extrême violence, après une descente de ski, dans son chalet, à Gstaad. Il me frappa, roua de coups jusqu'à ma reddition puis me viola en me faisant subir toutes les vicissitudes», déclare cette fille d'industriels alsaciens.

L'avocat du cinéaste, Hervé Temime, affirme au Parisien que Roman Polanski «conteste fermement toute accusation de viol» et observe que ces faits allégués datant d'il y a 45 ans «n'ont jamais été portés à la connaissance de l'autorité judiciaire». Sollicité par l'AFP, l'avocat n'a pas souhaité faire d'autres commentaires dans l'immédiat.

Roman Polanski est toujours poursuivi par la justice américaine dans le cadre de la procédure pour détournement de mineure lancée à son encontre en 1977.

Il avait plaidé coupable en 1977 de détournement de mineure après avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, âgée de 13 ans. Ce seul chef d'accusation retenu était le résultat d'un accord à l'amiable avec le juge, après que Polanski eut été inculpé initialement de chefs d'accusation plus graves, notamment viol d'une mineure sous l'emprise de stupéfiants.

Condamné à 90 jours de prison, il avait été libéré après 42 jours. Mais le juge avait fait volte-face, estimant la sentence insuffisante. Polanski avait choisi de s'envoler pour la France. Il est depuis sous le coup d'un mandat d'arrêt.

Multiples accusations

Il a depuis été visé par d'autres accusations. En plein festival de Cannes en 2010, l'actrice britannique Charlotte Lewis avait accusé le réalisateur de l'avoir «abusée sexuellement» à 16 ans lors d'un casting en 1983.

Une deuxième femme, identifiée comme «Robin», l'a accusé en août 2017 d'agression sexuelle lorsqu'elle avait 16 ans, en 1973. En septembre 2017, Renate Langer, une ancienne actrice, déposait une nouvelle plainte pour viol, affirmant avoir été agressée en 1972 à Gstaad alors qu'elle avait 15 ans. Deux mois plus tard, la justice suisse déclarait ces accusations prescrites.

Les accusations de ces trois femmes sont «sans fondement», avait déclaré l'avocat de Polanski. (ats/nxp)

Créé: 08.11.2019, 21h35

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.