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France Affaire Ramadan: un ripou engagé sur le darknet

Un policier français du renseignement aurait été sollicité pour identifier une accusatrice du théologien genevois. Mais qui est le commanditaire?

«Le Parisien» affirme qu'un policier a été approché pour identifier l'accusatrice de Tariq Ramadan surnommée «Christelle».

«Le Parisien» affirme qu'un policier a été approché pour identifier l'accusatrice de Tariq Ramadan surnommée «Christelle». Image: Keystone

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L’entourage de Tariq Ramadan a-t-il cherché à se procurer des informations personnelles sur l'une de ses victimes présumées?, s’interroge «Le Parisien». Le quotidien français ne sait pas qui a commandité des recherches sur une des plaignantes. Mais affirme qu’elles ont été menées sur le darknet le pendant «invisible» et souvent illégal d'internet.

Ces recherches concerneraient l’identité réelle de l’accusatrice présentée comme «Christelle», qui dit avoir été abusée sexuellement par l’islamologue genevois en 2008 dans un hôtel lyonnais.

«Haurus», policier du renseignement

«Le Parisien» dit s’être procuré un procès-verbal de septembre 2018. On pourrait y lire qu’un certain «Haurus», un policier français du renseignement désormais «tombé en disgrâce» a été contacté en mars 2018 pour qu’il identifie la quadragénaire. Ce à la demande d'un «mystérieux internaute».

L’homme aurait alors effectué des recherches dans les fichiers de police. Il a d’ailleurs depuis été mis en examen pour ce commerce d’informations pratiqué, relate «Le Parisien», pour «certains de ses clients aux profils très variés: détective privé, faussaire, voyou marseillais…»

La transaction a capoté

«Haurus», selon le quotidien français, a été contacté par un intermédiaire au pseudo «Bidule 7575», pour qui il avait déjà travaillé auparavant pour des informations sur des personnalités.

«Haurus» n’a eu aucun mal à identifier qui était «Christelle» et à récupérer son adresse, son numéro de téléphone, son e-mail ou encore une photo d’identité. Mais la transaction a finalement capoté. «Bidule 7575» n’a pas réussi à se faire payer par ses clients, qui ont finalement identifié Christelle sans ses services.

«Des pratiques nauséabondes»

Mais qui a approché ces hommes de l’ombre? «Le Parisien» ne semble pas croire qu’il puisse s’agir de Tariq Ramadan lui-même, qui était à l’époque incarcéré, à l’isolement et n’avait de contact qu’avec son avocat.

Interrogé, «Haurus» aurait dit ne pas le savoir. Mais évoque la possibilité que le commanditaire soit «un journal».

Contacté par «Le Parisien», l’avocat de «Christelle» avance que «des investigations doivent être diligentées pour savoir si ces pratiques nauséabondes sont le fait de Tariq Ramadan et de son entourage, même si cela apparaît évident.» L’avocat du théologien suisse n’a pas souhaité commenter cet étonnant volet de l’affaire.

R.M.

Créé: 13.05.2020, 06h41

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