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France Agression: Giscard d'Estaing est désormais sous enquête

L'ouverture de la procédure fait suite aux accusations d'une journaliste qui affirme que l'ancien président français lui a touché les fesses à plusieurs reprises lors d’une interview en 2018.

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, 94 ans (photo prise le 20 juin 2019).

L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing, 94 ans (photo prise le 20 juin 2019). Image: AFP

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L'ancien président français Valéry Giscard d'Estaing est visé par une enquête ouverte lundi pour examiner une plainte pour agression sexuelle, a annoncé le parquet de Paris à l'AFP. Une journaliste allemande l'accuse de lui avoir touché les fesses fin 2018.

Ann-Kathrin Stracke, 37 ans, a déposé une plainte le 10 mars contre l'actuel membre du Conseil Constitutionnel âgé de 94 ans. Cette journaliste de la télévision publique allemande WDR l'accuse de lui avoir posé la main sur les fesses à trois reprises lors d'une interview réalisée dans son bureau parisien.

L'enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), a précisé le parquet. Contacté par l'AFP, l'avocat de l'ancien chef d'Etat n'a pas souhaité faire de commentaire dans l'immédiat.

En 2018

Mme Stracke s'est dite «heureuse» d'apprendre l'ouverture de l'enquête. «Je suis, bien entendu, à la disposition de la justice française dans le cadre de cette enquête», a-t-elle dit.

«J'ai décidé de raconter mon histoire parce que je pense que les gens doivent savoir qu'un ancien président français a harcelé sexuellement une journaliste (...) après une interview», avait-elle expliqué jeudi, confirmant l'information de cette plainte dévoilée la veille par Le Monde et la Süddeutsche Zeitung.

Les faits se seraient produits le 18 décembre 2018 pendant une interview avec M. d'Estaing, à l'occasion du 100e anniversaire de la naissance de l'ex-chancelier allemand Helmut Schmidt, qu'il a côtoyé au cours de son mandat à l'Elysée (1974-1981).

«Après l'interview, j'ai demandé à pouvoir faire une photo avec M. d'Estaing et mes collègues. Cette photo a été prise par son assistante (...) J'étais debout à gauche de‹VGE' et, pendant la photo, il a mis sa main sur ma taille gauche, qui a ensuite glissé plus loin vers mes fesses et est restée là», a-t-elle dit.

Situation «dégradante»

Une situation qui se serait répétée à deux autres reprises juste après: lors d'une nouvelle photo et alors que l'ancien président lui montrait des anciennes images de lui aux côtés d'autres chefs d'Etats ou de sa famille. «J'ai encore essayé de le repousser, mais je n'ai pas réussi», a-t-elle précisé.

Pour se libérer de cette situation qu'elle qualifie de «très dégradante», elle affirme avoir obtenu l'aide de son cameraman qui, renversant un abat-jour et plaçant une chaise entre l'ancien président et elle, a cherché à faire diversion. (ATS/Le Matin)

Créé: 11.05.2020, 19h06

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