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Algérie Alger: manifestation anti-élection avant le scrutin

Dans le centre de la capitale algérienne, des milliers de manifestants ont protesté contre l'élection présidentielle qui doit se tenir jeudi.

Les forces de sécurité algériennes entourent les manifestants, Alger (11 décembre 2019).

Les forces de sécurité algériennes entourent les manifestants, Alger (11 décembre 2019). Image: AFP

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La police algérienne a violemment dispersé mercredi après-midi dans le centre d'Alger une manifestation massive de protestation contre l'élection présidentielle algérienne, faisant plusieurs blessés, selon une journaliste de l'AFP. Le scrutin, rejeté par la rue, doit avoir lieu jeudi.

Vers 16h40, plus de 200 policiers anti-émeutes, armés de boucliers et de matraques, ont chargé près d'un millier de manifestants encore rassemblés devant la grande poste, haut lieu de la contestation dans la capitale, survolée par un hélicoptère.

La charge a provoqué un mouvement de foule et au moins huit personnes ont été blessées dans la cohue, dont cinq ont été évacuées sur des brancards ou par ambulance, a constaté la journaliste de l'AFP.

La police a procédé à une trentaine d'arrestations, selon la même source. La foule a été dispersée mais une fois le gros des policiers partis, quelque 300 jeunes sont revenus scander des slogans anti-élections, déclenchant une nouvelle charge et de nouvelles arrestations.

«On ramènera la liberté»

Les forces de l'ordre avaient auparavant tenté vainement de repousser les plusieurs milliers de protestataires qui avaient fini par forcer un cordon de police pour se rassembler devant le bâtiment de la grande poste.

Le mouvement populaire de contestation du régime né le 22 février exige le démantèlement total du «système» politique en place depuis l'indépendance de l'Algérie (1962) et refuse un scrutin perçu comme une manoeuvre devant lui permettre de se régénérer.

«On ramènera la liberté», «Pas de marche arrière» ou encore « Demain, inch'allah, c'est soit nous, soit vous!», scandaient les manifestants qui promettaient initialement de rester sur place toute la nuit.

Toute manifestation est strictement interdite à Alger depuis 2001 et depuis février la police ne tolère que les cortèges hebdomadaires du Hirak le vendredi et, dans une moindre mesure, ceux des étudiants le mardi.

Des manifestations réclamant l'annulation du scrutin se sont aussi déroulées mercredi en province, notamment à Constantine, Bejaia, Tlemcen ainsi qu'à Bouïra et Tizi Ouzou, villes de la région de Kabylie, selon des images publiées sur les réseaux sociaux et les médias locaux. (afp/nxp)

Créé: 11.12.2019, 18h53

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