Dimanche 17 novembre 2019 | Dernière mise à jour 23:32

Présidentielle américaine Les sept républicains qui briguent la présidence américaine

Mitt Romney, Ron Paul, Rick Santorum, Newt Gingrich, Rick Perry, Michele Bachmann et John Huntsman se lancent dès mardi dans l'Iowa dans la course à la Maison Blanche avec des profils très différents.

Mitt Romney est en tête des sondages avec une courte avance sur ses concurrents.

Mitt Romney est en tête des sondages avec une courte avance sur ses concurrents. Image: Keystone

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Les sept candidats républicains à la Maison Blanche

Les sept candidats républicains à la Maison Blanche Ils sont 7 à vouloir briguer le siège de Barack Obama le 6 novembre 2012. Portraits.

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Mitt Romney, le favori

Mitt Romney, 64 ans. ancien homme d'affaires et l’ex-gouverneur du Massachussetts. Selon un sondage publié samedi, il est le favori des candidats, mais d'une courte tête avec 24% des intentions de vote.

Mais sa religion mormone est un point sur lesquels ses rivaux pourraient l'attaquer pour séduire l'électorat baptiste du Sud des Etats-Unis. L'attaque est d’ailleurs déjà venue des évangélistes, qui misent eux sur Rick Perry.

Fils d’un ancien gouverneur du Massachussets, il est diplômé de l’Université de Harvard et a fait fortune à la tête d’un fonds d’investissement, Bain Capital. Ses adversaires dénoncent en lui un candidat orienté vers Wall Street.

En novembre 2002, il est élu à la tête Massachussetts, surfant sur son image de sauveur des JO de Salt Lake City (qui risquaient la faillite, avant qu'il n'engage une partie de sa fortune personnelle). Pendant son mandat, il met en place une réforme de la couverture maladie baptisée Romneycare par ses détracteurs... pour mieux l'associer à l'Obamacare dans l'esprit des électeurs.

Mitt Romney a l'expérience des primaires républicaines: en 2008, il s'était finalement incliné face à John McCain mais de peu. Dans ses clips de campagne, c'est sur son expertise économique et sa capacité à créer des emplois (jobs, jobs, jobs), qu'il insiste lourdement. Il a aussi dit tout le mal qu’il pensait de la réforme de la santé menée par Obama, même si en tant que gouverneur du Massachussetts, il a promulguée pratiquement les mêmes mesures.

Son site de campagne : www.mittromney.com

Ron Paul, le doyen

Ron Paul a 76 ans et est médecin. Celui que l’on nomme "Docteur No" est le doyen des prétendants républicains. Il se place juste derrière Mitt Romney dans les sondages, avec 22% des intentions de vote. Son fils était pressenti comme candidat, mais c'est finalement lui qui s'est lancé. Libertarien dans l'âme, il est souvent "oublié" par les commentateurs politiques alors que ses scores sont plus qu'honorables.

Déjà candidat en 2008 et en 1998 (!) Ron Paul avait alors basé toute sa campagne sur ses inquiétudes face au déficit fédéral, aux dépenses du gouvernement et à la taille de ce même gouvernement.

Républicain atypique, Ron Paul s’est oppose à la guerre en Irak et en Afghanistan. Il a également appelé à legalizer l’héroïne. Il se dit aujourd’hui contre l'Etat fédéral et prône la disparition de la Réserve fédérale, ainsi que celle de plusieurs ministères pour faire des économies.

Son site officiel: www.ronpaul2012.com

Rick Santorum, le catholique

Rick Santorum, 53 ans, avocat et ancien sénateur de Pennsylvanie. Ce fils d'immigré italien, père de sept enfants, défend les valeurs de la droite chrétienne.

Fervent catholique, Rick Santorum a surtout fait parler de lui pour ses positions très conservatrices, notamment sur l'avortement ou en 2004 sur le mariage (qui doit unir un homme et une femme à ses yeux).

Il passe pour un candidat present mais trop discret. Il n’a pratiquement jamais percé dans aucun débat televisés malgré une certaine agressivité. Certains commentateurs estiment que la course à la présidentielle est surtout pour lui une manière de se profiler sur la scène politique nationale et de se montrer disponible pour la vice-présidence.

Son site officiel: www.ricksantorum.com

Newt Gingrich, l'éternel anti-démocrate

68 ans, ancien président républicain de la Chambre des représentants de 1995 à 1999. Il a conduit la "révolution républicaine" à la Chambre des représentants. Un rôle capital lui valant le titre d'Homme de l'année 1995 attribué par le Time.

Après avoir été parlementaire à la Chambre des représentants du Congrès américain durant 20 ans pour l'Etat de Géorgie, cet historien et professeur de collège de profession a été ensuite le très médiatisé président de cette chambre du peuple de 1995 à 1999. Newt Gingrich incarnait l'opposition sous l'ère Clinton, tant au niveau des idées conservatrices et anti-démocrates qu'au niveau législatif et technique.

Mais pour ces primaires républicaines, il est plutôt à la peine, avec une équipe dont les éléments partent par vague. Même s’il n’a plus de mandats politiques depuis une douzaine d’années, il reste dans la course.

Son site officiel: www.newt.org

Rick Perry, le cow-boy texan

61 ans, ancien pilote de l'armée de l'air et gouverneur du Texas, il est le candidat de l’aile droite évangélique du parti républicain. Comme Mitt Romney, il met lui aussi en avant son bilan économique à la tête du Texas qu'il mène depuis 2000, même si l'impact de sa politique est discutable selon ses rivaux.

Héritier de George W. Bush au Texas, cet homme aux allures un brin cow-boy se voit suivre les pas de son prédécesseur jusqu'à la Maison-Blanche. En 2006, le président américain de l'époque rend visite au gouverneur du Texas pour évoquer la politique d'immigration. Un thème encore sensible en 2011 et qui lui a valu de vifs échanges avec Mitt Romney.

Rick Perry est partisan du libre-échange et de coupes drastiques dans les programmes sociaux, deux éléments qui séduisent les électeurs du mouvement Tea Party courtisés par de nombreux prétendants républicains.

Malheureusement pour lui, sa chute a été fulgurante, un trou de mémoire de 56 secondes lors d'un débat télévisé a remis sérieusement en question le sérieux de sa candidature, de même qu’une ou deux autres gaffes sur l'âge légal pour voter aux Etats-Unis et sur la date de l'élection présidentielle.

Son site officiel: www.rickperry.org

Michele Bachmann, l'égérie du Tea Party

55 ans, représentante du Minnesota. Présentée comme l'héritière de Sarah Palin (absente de la compétition), la seule femme des primaires républicaines perd du terrain. Concurrencée par Rick Perry et Mitt Romney, elle a aussi multiplié les fausses notes dans les médias et au fil des débats avec ses concurrents.

Si Michele Bachmann a été un peu éclipsée et n'a pas toujours réussi à percer, elle est toujours bien là. Elle a ainsi fait de bons débats en décembre dans l'Iowa, selon les commentateurs et a produit quelques spots politiques publicitaires incisifs ces derniers temps. Elle a acquis une réelle épaisseur politique.

Elle reste un pilier du Tea Party. Elle soutient d’ailleurs sans ambiguïté ce mouvement très à droite et a créé en juillet 2010 le groupe parlementaire du même nom à la chambre du peuple, "House Tea Party Caucus" (plus de 50 membres parlementaires). Sa réputation de conservatrice sociale n'est plus à faire et cela devrait plaire durant les primaires. Elle a aussi qualifié Barack Obama de "socialiste", notamment pour sa réforme de l'assurance santé.

Son site officiel: www.michelebachmann.com

Jon Huntsman, le républicain modéré

51 ans, ancien gouverneur de l'Utah. Deuxième mormon de la compétition, après Mitt Romney, il est aussi le benjamin de la course.

C'est le candidat de la nuance. Une nuance qui passe mal lors des débats frontaux et parfois caricaturaux qui ont eu lieu au 2e semestre 2011. Son profil de centriste, "modéré", ne séduit pas l'électorat d'élections primaires internes qui se jouent en partie sur l'aile droite du Parti républicain.

En total contraste avec des candidats républicains souvent très légers en matière de politique internationale, c'est là le "point fort" de l'ex-ambassadeur des Etats-Unis en Chine (2009-2011). Seul hic: c'est Barack Obama qui l'a nommé à ce poste!

Mais sa campagne ne décolle pas. Il a toujours été éclipsé par ses adversaires poids lourds médiatiques: Romney, Perry, et Gingrich. Les commentateurs ne lui donnent pratiquement aucune chance de victoire et le voient plutôt occuper des hautes fonctions gouvernementales ou diplomatiques.

Son site officiel: //jon2012.com/

Créé: 03.01.2012, 12h21

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