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Golfe du Mexique Deux ans après la marée noire, le forage reste peu sûr

Le forage en mer présente toujours des lacunes en matière de sécurité, deux ans après la marée noire dans le golfe du Mexique, responsable d’une catastrophe environnementale sans précédent sur les côtes américaines.

Le 20 avril 2010, la plateforme Deepwater Horizon expolsait, à 80 kmau large de la Louisiane. La catastrophe avait fait onze morts et répandu des centaines de millions de litres de brut dans le golfe du Mexique.

Le 20 avril 2010, la plateforme Deepwater Horizon expolsait, à 80 kmau large de la Louisiane. La catastrophe avait fait onze morts et répandu des centaines de millions de litres de brut dans le golfe du Mexique. Image: Reuters

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Une commission chargée par la Maison Blanche d’enquêter sur la marée noire se dit "encouragée par les progrès réalisés" en deux ans par le secteur pétrolier et les régulateurs. En revanche, elle prévient que "beaucoup plus doit être fait" pour améliorer la sécurité du forage en mer et pour limiter son impact sur l’environnement.

"Rien que ces dix derniers mois, au moins trois plateformes pétrolières et gazières ont connu des fuites d’importance à travers le monde. Cela montre une fois de plus combien (le forage en mer) est une activité risquée et cela souligne la nécessité de mettre en place les contrôles et les mesures de protection en faveur desquels la commission s’est prononcée", explique le rapport publié mardi.

Dans un autre rapport publié le même jour, Oceana, un organisme de protection de l’environnement, juge que les mesures prises pour améliorer la sécurité et le contrôle du forage sont "lamentablement inadaptées". "La politique continue de l’emporter sur le bon sens. Il est scandaleux que si peu de progrès ait été réalisé pour rendre le forage en mer plus sûr", pointe Jacqueline Savitz, une responsable d’Oceana.

Selon l’ONG, les nouvelles règles sont certes appliquées, mais les régulateurs n’ont pas encore répondu au problème du nombre insuffisant d’inspecteurs. Elle considère également que les amendes prévues sont trop faibles et que les valves de sécurité prévues ne sont pas adaptées.

"Sans des règles plus contraignantes, sans de meilleurs contrôles, les compagnies pétrolières continueront à faire passer leurs profits avant la sécurité et il y aura de nouveaux problèmes", prévient Mme Savitz.

L’explosion le 20 avril 2010 de la plateforme Deepwater Horizon de BP, à 80 kilomètres au large de la Louisiane, avait fait onze morts et répandu des centaines de millions de litres de brut dans le golfe du Mexique jusqu’à la fermeture du puits près de quatre mois plus tard. (afp/nxp)

Créé: 18.04.2012, 07h50

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