Jeudi 20 février 2020 | Dernière mise à jour 01:19

Religion Les Journées mondiales de la Jeunesse ont débuté

Les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) se sont ouvertes mardi au Brésil, alors que le pape François se reposait au lendemain de son arrivée agitée à Rio de Janeiro.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les autorités analysaient les failles de sécurité qui l'ont rendu vulnérable quand une foule enthousiaste a encerclé son véhicule.

L'archevêque de Rio de Janeiro, Mgr Orani Joao Tempesta, a, sans la présence du pape, donné à 18 heures (23 heures en Suisse) le coup d'envoi officiel des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) en célébrant une messe sur la plage de Copacabana.

Jusqu'à 1,5 million de jeunes pèlerins, venus de 170 pays, étaient attendus aux JMJ qui auront lieu jusqu'à dimanche à Rio.

Auparavant, l'arrivée du pape lundi à Rio de Janeiro dans une voiture qui s'est retrouvée coincée entre, d'une part, une foule qui jetait des présents au pape par la fenêtre et le touchait, et une file d'autobus de l'autre, a provoqué des interrogations sur le dispositif de sécurité.

Demande par Lombardi

Les autorités ont admis des erreurs de communication entre les différents services chargés de la sécurité. Un responsable de la mairie de Rio a indiqué que le chauffeur du véhicule s'était trompé sur le parcours.

Le secrétaire à la Sécurité pour les Grands événements au Brésil, qui dépend du ministère de la défense, a précisé que le pape lui-même avait demandé de ralentir.

Le souverain pontife avait lui l'air ravi et à même baissé la vitre de son véhicule pour saluer les gens. Mais ses gardes du corps étaient visiblement nerveux. Le véhicule du pape a mis 12 minutes à parcourir 500 mètres.

«Il ne faut pas dramatiser. Tout s'est bien passé et personne n'a voulu faire du mal au pape», a dit le porte-parole du Vatican Federico Lombardi, reconnaissant en plaisantant que le secrétaire du pape «était effrayé».

«Cela a été une première expérience. Nous avons vu l'enthousiasme des gens; c'est quelque chose de nouveau, peut-être une leçon pour les prochains jours. (...) Nous devons trouver la façon correcte», a toutefois souligné Federico Lombardi.

Autre manifestation prévue

«Merci! Merci! Merci à vous tous et à toutes les autorités pour ce magnifique accueil en terre carioca», a posté le pape mardi sur son compte Twitter.

L'arrivée du pape a aussi été marquée par de violents incidents lors d'une manifestation contre le coût des JMJ, faisant craindre de nouvelles violences dans la foulée de la fronde sociale de juin qui a ébranlé le pays en pleine Coupe de football des confédérations.

Selon la police, les incidents ont commencé quand un manifestant a lancé un cocktail molotov. Huit personnes ont été interpellées.

Un photographe de l'AFP qui couvrait ces incidents a été blessé à la tête par un coup de matraque d'un policier.

D'autres manifestations sont annoncées dans les prochains jours, notamment vendredi près de la plage de Copacabana, en marge du Chemin de Croix des JMJ auquel doit assister le pape et où sont attendus des centaines de milliers de fidèles.

Appel auparavant

Le pape argentin, âgé de 76 ans, se reposait mardi dans le calme de la résidence du Sumaré, perchée sur les hauteurs de Rio au milieu de la forêt tropicale. Il n'avait pas de réunion officiellement prévue.

Le pape, qui prône le retour à une Eglise missionnaire, avait appelé lundi les jeunes à reprendre le flambeau du Christ, en «faisant des disciples de toutes les nations».

Soldats et policiers

Dans l'avion qui l'emmenait à Rio, le pape a parlé de la crise économique qui «ne donne rien de bien» pour les jeunes, le risque étant celui d'une génération sacrifiée, privée de sa dignité, qui n'aura pas eu de travail.

Le pape devait se rendre mardi au sanctuaire marial d'Aparecida, à mi-chemin entre Rio et Sao Paulo.

Le père Lombardi a minimisé la découverte dimanche d'un engin explosif «très artisanal» dans un sac en plastique dans des toilettes publiques près de la basilique d'Aparecida. La sécurité du pape n'était pas en jeu selon lui.

Au total, plus de 20'000 soldats, policiers et membres des forces de sécurité ont toutefois été déployés pour assurer la sécurité de la visite papale. (ats/nxp)

Créé: 24.07.2013, 06h57

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.