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Etats-Unis Obama a expulsé des millions de clandestins

Donald Trump a dit vouloir expulser 2 à 3 millions de clandestins ayant un casier judiciaire. Il est dans la lignée de Barack Obama qui a rejeté 2,5 millions de personnes.

Finalement, les promesses de Trump rejoignent l'action d'Obama en matière de clandestins.

Finalement, les promesses de Trump rejoignent l'action d'Obama en matière de clandestins. Image: Keystone

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Donald Trump a annoncé, dans un entretien sur CBS diffusé dimanche soir, l'expulsion de 2 à 3 millions de personnes, qui sont des «criminels», des personnes ayant des antécédents judiciaires, «qui appartiennent à des gangs» ou sont «des trafiquants de drogue».

Donald Trump est donc resté fidèle à un très controversé vœu de campagne. Mais, soulignent de nombreux médias à l'image d'Europe1, il fait quand même là un sérieux rétropédalage puisque en août dernier, il avait parlé d'expulser - dès le 1er jour de sa présidence - la totalité des migrants sans statut, soit 11,5 millions de personnes. «Il parle maintenant plutôt d’expulser ou d’incarcérer de 2 à 3 millions de “criminels étrangers”», souligne Andréanne Bissonnette, coordonnatrice de l’Observatoire sur les États-Unis à l'Université du Québec, dans le journal Ledevoir.com.

Dans la lignée d'Obama

Ce qui du coup le ramène au niveau de l'administration d'Obama. «Le nombre d’expulsions n’a en fait jamais été aussi élevé que sous la présidence d’Obama, soit 2,5 millions entre 2009 et 2015», note la chercheuse canadienne. Qui rappelle qu'en 2015, 91% des migrants expulsés par Washington avaient un casier judiciaire. Les propositions de Trump sont donc en continuité avec les mesures des autres gouvernements, mais « sa rhétorique est beaucoup plus dure», conclut-t-elle.

Pour rappel, Donald Trump a aussi réaffirmé qu'il bâtirait bien «un mur» à la frontière avec le Mexique pour limiter l'immigration clandestine mais qu'il pourra être constitué aussi bien de briques que de «clôtures».

L'ancien chef de la Chambre des représentants Newt Gingrich, cité au poste de secrétaire d'Etat, a suggéré cette semaine que le mur promis par Trump ne serait probablement pas financé par le Mexique mais qu'il avait été «un super outil de campagne».

L'annonce des expulsions a généré un couac avec la majorité républicaine. Interrogé sur la chaîne CNN, le chef de file des républicains à la Chambre des représentants, Paul Ryan, a assuré que Donald Trump ne prévoyait pas de créer des équipes dédiées aux expulsions de clandestins et que la priorité restait la «sécurisation» des frontières. Ce raté a passablement plombé les efforts de Paul Ryan pour rassurer, lors de cet entretien, sur les intentions du nouveau président.

Créé: 14.11.2016, 14h02

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