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Immigration Trump abroge la politique de «catch and release»

La loi permettait à un immigrant illégal d'être libéré et de circuler librement aux USA en attendant que la justice statue sur son sort.

Dans le décret signé, Trump demande une liste d'installations militaires pouvant être utilisées pour détenir des immigrants illégaux.

Dans le décret signé, Trump demande une liste d'installations militaires pouvant être utilisées pour détenir des immigrants illégaux. Image: Keystone

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Les républicains dénoncent depuis longtemps cette pratique réinstituée par le président démocrate Barack Obama. Ils la considèrent comme une incitation à l'immigration illégale, de nombreux clandestins ne se présentant dans les faits jamais devant un juge et échappant ainsi à l'expulsion.

L'abrogation du «catch and release» était une promesse électorale de Donald Trump. Mais le président avait été freiné dans son élan à son arrivée à la Maison blanche par les services de l'immigration qui avaient objecté qu'ils ne disposaient pas de centres de rétention suffisants pour y loger tous les clandestins arrêtés.

Dans le décret signé vendredi, Donald Trump demande au Pentagone et au département de la Sécurité intérieure de produire une liste d'installations militaires qui pourraient être utilisées pour détenir des immigrants illégaux.

Défenseurs des droits civiques inquiets

Le président américain opte ainsi pour une militarisation accrue de sa politique d'immigration. Il avait déjà promis cette semaine le déploiement de soldats à la frontière avec le Mexique jusqu'à la construction du mur qu'il réclame avec insistance depuis la campagne électorale de 2016.

Le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, lui a donné satisfaction vendredi en signant un décret autorisant le déploiement de jusqu'à 4000 membres de la Garde nationale. Le texte précise cependant que les soldats «n'effectueront pas d'activités de maintien de l'ordre et n'interagiront pas avec les migrants».

De son côté, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a donné pour instruction aux procureurs du pays d'intenter des poursuites criminelles contre les clandestins dès leur première arrestation. Ces derniers seront donc exposés à de lourdes peines de prison en cas de récidive.

Certains magistrats, avocats et organisations de défense des droits civiques craignent que cette politique n'engorge les tribunaux et ne prive les demandeurs d'asile de leurs droits à la défense. (ats/nxp)

Créé: 07.04.2018, 07h41

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