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CANADA Le tueur d'Ottawa était accro au crack

Le tireur n'avait pas de domicile fixe, était souvent drogué et souffrait de troubles psychiques, selon le quotidien «Vancouver Sun».

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Michael Zehaf-Bibeau, qui a tué un soldat à Ottawa avant d'être abattu mercredi 22 octobre, souffrait de troubles psychiques, selon l'édition de vendredi du quotidien «Vancouver Sun». Il cherchait à se faire enfermer pour traiter sa dépendance au crack.

S'appuyant sur des documents de justice, le quotidien revient sur le passé du tueur et dépeint un individu se livrant parfois à de petits larcins pour aller en prison, «le seul moyen pour vaincre sa dépendance au crack», puissant dérivé de la cocaïne.

Évaluation psychiatrique

En 2011, Michael Zehaf-Bibeau est entré dans un établissement de restauration rapide et a brandi un bâton en demandant la caisse à l'employé. Ce dernier lui a alors demandé alors si c'était une plaisanterie et a appelé la police. Michael Zehaf-Bibeau est ensuite sorti en attendant que la police l'embarque finalement.

Après cet incident, une évaluation psychiatrique a été réalisée au cours de laquelle Michael Zehaf-Bibeau a déclaré qu'il avait été un musulman dévoué pendant sept ans et «espérait être un homme meilleur quand il serait libéré».

Au tribunal, le ministère public lui a alors proposé une libération sous caution aussitôt contestée par l'accusé qui voulait rester derrière les barreaux. «Je ne sais pas si vous avez lu mon dossier», avait alors déclaré Michael Zehaf-Bibeau en s'accusant au passage d'un vol à main armée, selon le quotidien de la côte ouest canadienne s'appuyant sur des enregistrements.

Cure de désintoxication

«Je suis accro au crack et, en même temps, je suis un croyant. Je veux sacrifier ma liberté et les bons côtés de la vie pendant un an (...), peut-être même suivre un traitement si vous pouvez le décider, un peu comme une cure de désintoxication», devait-il encore plaider auprès du juge, qui l'avait alors placé en détention dans le cadre d'une mesure de protection du public.

A la fin de la même année, il était entré dans un commissariat pour s'accuser une nouvelle fois d'un vol à main armée perpétré dix ans plus tôt au Québec. La police, qui n'avait retrouvé aucune trace ni plainte d'un tel vol, l'avait inculpé pour «mise en danger d'autrui ou de sa personne» dans le cadre de la loi sur la santé mentale.

Des résidents d'un quartier de Vancouver et un officier de police ont indiqué que l'individu était un sans domicile fixe avec ses habitudes dans un quartier de la ville, souvent drogué, et fréquentant une clinique sociale et un jardin public où les SDF plantaient leur tente. (ats/nxp)

Créé: 24.10.2014, 19h27

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