Lundi 25 mars 2019 | Dernière mise à jour 15:32

Afghanistan 235 otages libérés par les talibans

Les autorités de la province de Sare-Pul ont annoncé la libération de 235 otages, capturés dans un village chiite samedi dernier.

«Ce soir 235 personnes ont été libérées après médiation des anciens et des responsables» de la province de Sare-Pul, a précisé le porte-parole du gouverneur, «mais il reste un nombre inconnu d'otages dans le village». (Photo d'archives)

«Ce soir 235 personnes ont été libérées après médiation des anciens et des responsables» de la province de Sare-Pul, a précisé le porte-parole du gouverneur, «mais il reste un nombre inconnu d'otages dans le village». (Photo d'archives) Image: AFP

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La situation demeurait confuse mardi soir dans le nord de l'Afghanistan, théâtre d'un massacre de civils chiites et d'une prise d'otages massive. Les autorités en rendent responsables une coalition des talibans et du groupe Etat islamique.

Les responsables de la province excentrée de Sare-Pul ont annoncé mardi soir la libération de 235 otages, sur un nombre inconnu de personnes disparues au sein d'un village chiite attaqué samedi, dans lequel une cinquantaine de personnes ont été massacrées.

«Ce soir 235 personnes ont été libérées dont des femmes et des enfants du village de Mirza Olong, après médiation des anciens et des responsables» de la province de Sare-Pul, a précisé le porte-parole du gouverneur, Zabihullah Amani.

Encore des otages

«Ils ont été évacués sains et saufs vers Sare-Pul City (la capitale provinciale), mais il reste un nombre inconnu d'otages dans le village», a ajouté ce porte-parole.

Une source de sécurité, refusant d'être identifiée, a indiqué qu'il pourrait y avoir «encore au moins une centaine de civils» coincés dans ce village. Zabihullah Amani avait évoqué précédemment «au moins 150 familles emmenées» samedi en otages par les assaillants.

«Les otages libérés sont tellement choqués qu'ils ne peuvent parler», a confirmé pour sa part le gouverneur de la province à la chaîne Tolo News, Mohammad Zaher Wahdat. En revanche, a-t-il ajouté, «malgré les efforts des anciens, les corps des victimes n'ont pu être retrouvés». Les autorités provinciales ont avancé lundi le chiffre de 50 civils massacrés, dont des femmes et des enfants, certains décapités ou forcés de se jeter dans le vide.

Village coupé du monde

Les informations sont rares et difficiles, le village est totalement coupé du monde après que les assaillants ont raflé tous les téléphones, selon les responsables locaux.

Les autorités afghanes ont dénoncé lundi une opération menée conjointement par les talibans, qui ont pris le district de Sayad au terme de 48 heures de combats samedi, et le groupe Etat islamique qui s'en serait pris aux civils du village chiite de Mirza Olong.

Les talibans qui ont revendiqué dimanche la prise de contrôle du district de Sayad, verrou stratégique à une quinzaine de km de la capitale provinciale, ont démenti «fermement» toute coopération avec l'EI.

L'armée afghane a affirmé avoir dépêché mardi des renforts de troupes et des commandos des forces spéciales vers la province mais les autorités locales démentent avoir vu la moindre contre-offensive. Et sur les réseaux sociaux, la communauté chiite hazara se déchaîne et crie au «génocide», estimant être abandonnée par le gouvernement de Kaboul. (ats/nxp)

Créé: 08.08.2017, 23h31

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