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Philippines 3 détenus tués en tentant de s'évader sur l'île de Jolo

Un groupe de 14 personnes a essayé de s'échapper d'une prison de l'île de Jolo, un repaire du groupe islamiste Abou Sayyaf aux Philippines.

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Image d'illustration. Image: Keystone

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Trois détenus ont été abattus dimanche, et un quatrième a été blessé, lors d'une évasion d'une prison de l'île de Jolo, repaire du groupe islamiste Abou Sayyaf dans le sud des Philippines.

Les quatre victimes faisaient partie d'un groupe de 14 personnes qui se sont évadées de ce commissariat, où un total de 32 suspects étaient détenus pour des infractions liées au trafic de stupéfiants, ont précisé les autorités.

«Certains des détenus sont liés à des membres d'Abou Sayyaf», a toutefois précisé Mario Buyuccan, un responsable de la police locale.

«Ils ont scié les barreaux et sauté du deuxième étage sur le toit d'un bâtiment municipal adjacent. Nos troupes ont riposté et certains détenus ont été tués ou blessés», a-t-il ajouté.

Évasions fréquentes

Les évasions sont fréquentes aux Philippines en raison du piètre état des installations pénitentiaires souvent mal gardées.

En janvier, 150 détenus s'étaient évadés d'une prison de Sud qui avait été prise d'assaut par une centaine d'hommes armés.

Abou Sayyaf est une ramification extrémiste de l'insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 120.000 morts depuis les années 1970 dans le sud de cet archipel à très grande majorité catholique.

Il a été créé dans les années 1990 grâce aux financements d'un membre de la famille du leader d'Al-Qaïda Oussama ben Laden.

Il s'est depuis scindé en plusieurs factions, dont une est spécialisée dans les activités crapuleuses d'enlèvements. Une autre a prêté allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) et certains de ses membres sont retranchés depuis fin mai dans des quartiers de Marawi, une ville musulmane de l'île de Mindanao.

En dépit d'une campagne massive de bombardements aériens et de tirs d'artillerie, et de l'appui des forces américaines, l'armée, qui se bat pour chaque maison de la ville, n'est toujours pas parvenue à mater ce soulèvement qui a fait plus de 500 morts et près de 400.000 déplacés.

En prenant le contrôle de Marawi, les djihadistes avaient notamment ouvert les portes de deux prisons. (afp/nxp)

Créé: 16.07.2017, 09h36

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