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Japon Le typhon «Man-yi» menace Fukushima

Le Japon a lancé une «alerte spéciale» dans plusieurs régions dont celle de Fukushima qui se prépare à être balayée par des vents violents et des pluies «sans précédent».

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Le puissant typhon «Man-yi» traversait lundi le sud et l'est du Japon. En raison de pluies «sans précédent» et de vents très violents, des régions ont été placées «sous alerte spéciale». La centrale nucléaire de Fukushima se préparait aussi à être balayée par cette violente intempérie.

Ce typhon, le 18e de la saison en Asie, a abordé lundi l'île principale de Honshu. Des rafales de vent jusqu'à 160 km/h ont été observées. Des «alertes spéciales» de niveau maximum ont été émises par l'Agence de météorologie en plusieurs régions, dont l'ex-capitale impériale Kyoto à l'ouest du pays.

Quatre personnes étaient portées disparues. Les intempéries ont également blessé 65 personnes, selon la chaîne de télévision NHK. Des centaines de maisons ont été inondées ou endommagées par des glissements de terrain. Des rivières et fleuves étaient en crue.

Des appels à évacuer ont été lancés pour plus d'un demi-million de personnes dans plusieurs régions dans le sud-ouest, dont les provinces de Kyoto et Osaka. Le trafic aérien a été perturbé et 300 vols intérieurs ont été annulés au départ de Tokyo.

Menace sur Fukushima

L'est du pays s'attend à des trombes d'eau, notamment sur la région de Fukushima où se trouve la centrale ravagée par le tsunami du 11 mars 2011 et de ce fait très vulnérable. Là aussi, des précipitations exceptionnelles sont redoutées.

La compagnie exploitante, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué lundi avoir pris des «mesures d'urgence» pour évacuer de l'eau de pluie accumulée sur le site à cause d'un violent typhon traversant le Japon.

Les fortes précipitations tombées depuis dimanche ont entraîné «une rapide montée du niveau d'eau» dans les différentes zones du complexe atomique où sont installés des réservoirs de stockage de liquide hautement radioactif.

Il est cependant à craindre que l'intensification des pluies n'augmente d'autant les quantités déjà très importantes d'eau radioactive qui se sont infiltrées dans les sous-sols du complexe atomique en péril.

Une partie des eaux relâchée

Pour que cette eau ne stagne pas trop longtemps au contact de réservoirs et d'un sol potentiellement contaminés, Tepco a expliqué avoir décidé, après avoir mesuré les niveaux de rayonnements de cette eau, d'en relâcher une partie, là où la teneur en strontium 90 ne dépasse pas 30 becquerels par litre. Des vannes ont donc été ouvertes et l'eau va vraisemblablement descendre jusqu'à l'océan Pacifique voisin.

Il existe toutefois des emplacements de réservoirs où le niveau de radioactivité de l'eau accumulée est si élevé (jusqu'à 170'000 becquerels par litre) que Tepco n'a pu la laisser sortir et a dû installer des pompes provisoires afin de la transvaser dans des citernes.

(ats/afp/nxp)

Créé: 16.09.2013, 08h26

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