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Guerre en Syrie Assad remercie Poutine pour son soutien à la Syrie

Bachar al-Assad, qui nie toujours être derrière les attaques chimiques, a transmis ses remerciements à Vladimir Poutine pour son soutien indéfectible à la Syrie.

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Le président syrien Bachar al-Assad a transmis un message de remerciements à son homologue russe Vladimir Poutine pour son soutien à la Syrie, a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem présent à Moscou. Ce dernier s'entretient lundi matin sur place avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

«M. Assad m'a chargé de remercier M. Poutine pour sa position» sur la Syrie, a déclaré M. Mouallem au début de son entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères. Les deux hommes doivent donner une conférence de presse dans la matinée.

Moscou, soutien indéfectible du régime de Damas, s'oppose à toute action militaire contre la Syrie, comme le réclament les Etats-Unis et la France, avertissant que cela pourrait déstabiliser l'ensemble de la région.

La Russie s'est aussi montrée très sceptique sur la responsabilité du régime syrien dans l'attaque chimique menée le 21 août dernier dans les faubourgs de Damas, que dénoncent les Etats-Unis et leurs alliés. Le président russe a réclamé la semaine dernière que des «preuves convaincantes» soient présentées à l'ONU.

Risque de conflit régional

La haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme, Navi Pillay, a appelé une nouvelle fois lundi à des négociations pour mettre fin au conflit, estimant qu'une «réponse militaire risque d'allumer une conflagration régionale».

Dans son discours à l'ouverture de la 24e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, Navi Pillay a estimé qu'il «y a peu de doutes sur l'usage d'armes chimiques en Syrie, même si toutes les circonstances et les responsabilités doivent être clarifiées». Il s'agit pour elle d'«un des crimes les plus graves qui puisse être commis».

«Cette situation effroyable appelle une action internationale, mais une réponse militaire ou la poursuite des fournitures d'armes risquent d'allumer une conflagration régionale», a dit Mme Pillay, dans une allusion à la possibilité de frappes américaines et françaises en Syrie.

«Il n'y a pas de sortie facile, pas de voie évidente pour sortir de ce cauchemar, à l'exception de négociations immédiates de pas concrets pour mettre fin au conflit. Les Etats, avec les Nations unies, doivent trouver le moyen d'amener les parties en conflit à la table de négociation et arrêter l'effusion de sang», a affirmé la haut commissaire.

Elle a relevé qu'il y a deux ans quand elle s'est adressée au Conseil des droits de l'Homme lors de la session d'automne, le conflit syrien avait fait 2600 morts, alors qu'aujourd'hui le nombre de tués dépasse les 100'000.

La Chine appelle à la prudence

La Chine a demandé aux Etats-Unis d'agir avec la plus extrême prudence dans le conflit syrien. Pékin plaide pour un retour du dossier devant les Nations unies. Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi s'est entretenu au téléphone dimanche tard dans la soirée avec son homologue américain John Kerry.

Le ministre chinois des Affaires étrangères a conseillé aux pays concernés, en premier lieu les Etats-Unis et la France, de réfléchir «trois fois» avant d'agir. Ils «devraient retourner au Conseil de sécurité des Nations unies pour rechercher un consensus et gérer correctement la question syrienne», a déclaré Wang Yi à John Kerry.

Ses propos interviennent après ceux du président chinois Xi Jinping qui a déclaré à son homologue américain Barack Obama lors du sommet du G20 vendredi en Russie qu'une frappe militaire ne pourrait pas résoudre le problème et que la recherche d'une solution politique constituait la seule porte de sortie correcte.

Retour au Conseil de sécurité?

Dimanche à Paris, John Kerry n'a pas exclu la suggestion de la France de revenir vers le Conseil de sécurité pour tenter d'obtenir le vote d'une résolution sur la Syrie une fois publié le rapport des inspecteurs onusiens sur l'attaque du 21 août qui a fait plus de 1400 morts dans les faubourgs de Damas. Paris et Washington sont convaincus que le régime syrien a utilisé des agents chimiques.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a réaffirmé lundi qu'un règlement du conflit syrien était avant tout «politique» et non «militaire», alors que les Etats-Unis préparent des frappes contre Damas.

«Les Etats-Unis, le président Obama, moi-même et d'autres sont d'accord pour dire que la fin du conflit en Syrie requiert une solution politique. Il n'y a pas de solution militaire, nous n'avons aucune illusion à ce propos», a déclaré M. Kerry lors d'une conférence de presse à Londres au côté de son homologue William Hague.

A Londres, le chef de la diplomatie britannique a assuré lundi à son homologue américain que les Etats-Unis avaient le «soutien diplomatique total du Royaume-Uni» dans leur projet d'action militaire contre la Syrie.

Le ministre britannique a toutefois rappelé lors d'une conférence de presse à Londres aux côtés de John Kerry que son gouvernement «respecterait» le «non» du Parlement britannique fin août à une participation britannique à d'éventuelles frappes contre Damas.

(ats/afp/nxp)

Créé: 09.09.2013, 11h41

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