Dimanche 12 juillet 2020 | Dernière mise à jour 08:31

Offensive turque en Syrie L'assaut reprendra «avec plus de détermination»

Recep Erdogan menace de recommencer les frappes dans le nord de la Syrie, si les forces kurdes ne se retirent pas à la fin de la trêve.

Vidéo: AFP

Erdogan rejette la proposition de Macron visant à prolonger la trêve

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté mardi une proposition faite par son homologue français Emmanuel Macron auprès de la Russie pour une «prolongation du cessez-le-feu» en Syrie.

«Macron rencontre des terroristes et il a choisi ce moyen pour nous communiquer la proposition des terroristes», a déclaré le président turc.

Macron a souligné lors d'un entretien téléphonique lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine «l'importance de la prolongation du cessez-le-feu» qui expire mardi soir dans le nord-est de la Syrie, selon l'Elysée.

Plus de 7100 réfugiés syriens en Irak depuis une semaine

Le nombre de réfugiés syriens en Irak depuis le début de l'offensive turque contre les Kurdes il y a une semaine augmente «continuellement», de 700 à 1000 personnes par jour. Ceux-ci sont plus de 7100, a dit mardi à Genève le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).


La plupart d'entre eux ont été accueillis au camp de Bardarash, à environ 150 km de la frontière. Ils l'ont franchie dans des zones «très reculées», a expliqué devant la presse un porte-parole du HCR. Plusieurs doivent être soutenus après avoir dû fuir au milieu des bombes.

Le HCR et ses partenaires assistent l'ensemble de ces personnes, de la nourriture aux abris en passant par les transports. Ils identifient aussi ceux qui ont des besoins supplémentaires dès les centres d'accueil à la frontière.

Avant ces arrivées depuis une semaine, en raison du conflit depuis plus de huit ans, plus de 200'000 Syriens étaient déjà réfugiés dans ce pays.

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La Turquie veut une «zone de sécurité» à la frontière avec la Syrie

La Turquie veut une «zone de sécurité» à la frontière avec la Syrie Après avoir forcé le retrait des forces kurdes du nord de la Syrie, Ankara, aidé de Moscou, prend peu à peu position et fait face aux Forces démocratiques syriennes.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti mardi que l'offensive dans le nord de la Syrie reprendrait «avec une plus grande détermination», faute d'un retrait des forces kurdes.

«Le processus (de trêve) s'achève aujourd'hui à 22h00 (21h00 suisses). Si les promesses faites par les Américains ne sont pas respectées, l'opération reprendra avec une plus grande détermination», a déclaré M. Erdogan avant de s'envoler pour la Russie pour une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Lors de ce sommet, le président turc entend évoquer un retrait des forces kurdes des zones contrôlées par le régime syrien.

La Turquie, qui réclame une zone de sécurité à sa frontière, a lancé début octobre une opération militaire dans le nord-est de la Syrie contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe qu'Ankara qualifie de «terroriste» bien qu'il soit allié aux Occidentaux contre l'organisation Etat islamique (EI).

Cette offensive est suspendue depuis jeudi, à la faveur d'une fragile trêve négociée entre Turcs et Américains. Le président turc a rejeté une proposition de son homologue français Emmanuel Macron de prolonger la trêve en Syrie. (ats/nxp)

Créé: 22.10.2019, 11h34

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