Jeudi 17 octobre 2019 | Dernière mise à jour 09:48

Papouasie-Nouvelle Guinée Au moins 24 morts dans des affrontements tribaux

Des violences tribales ont fait au moins 24 morts, dont des femmes et des enfants, en trois jours en Papouasie-Nouvelle Guinée.

Le Premier ministre, James Marape, originaire de cette région, a promis de renforcer la sécurité et juré que les coupables seraient poursuivis.

Le Premier ministre, James Marape, originaire de cette région, a promis de renforcer la sécurité et juré que les coupables seraient poursuivis. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Des luttes tribales ont fait au moins 24 morts en quelques jours en Papouasie-Nouvelle Guinée, des tueries qui ont poussé le Premier ministre à promettre de poursuivre les auteurs et de venger ces meurtres. Les batailles entre clans rivaux durent depuis des siècles dans ce pays pauvre du Pacifique mais elles sont devenues plus meurtrières avec l'afflux d'armes automatiques.

Parmi les 24 victimes recensées en trois jours se trouvaient deux femmes enceintes, a précisé l'administrateur de la province de Hela, région accidentée de l'ouest du pays. William Bando a dit redouter que le total des décès ne soit supérieur. «Nous attendons les informations du jour de nos responsables sur place», a précisé William Bando, qui demande des renforts de 100 policiers pour épauler une quarantaine d'hommes sur le terrain.

Le Premier ministre, James Marape, originaire de cette région, a promis d'y renforcer la sécurité et juré que les coupables seraient poursuivis. «C'est un des jours les plus tristes de ma vie», a-t-il écrit dans un communiqué, déplorant les meurtres de femmes et d'enfants à Karida et Munima, des villages de sa circonscription.

Motifs inconnus

A Karida, six femmes, huit enfants et deux femmes enceintes ont été tués à coups de machette, selon Pills Kolo, un employé des services de santé. «Aux criminels armés, je dis que vos jours sont comptés. Je ne crains pas de prendre les plus fortes mesures contre vous», a ajouté le dirigeant, rappelant que «la peine de mort est inscrite dans la loi».

Le Premier ministre n'a pas fourni de détails sur les déploiements de sécurité, mais semble exaspéré par la situation actuelle. «Comment une province de 400.000 habitants peut-elle fonctionner dans le respect de la loi et de l'ordre avec moins de 60 policiers et, occasionnellement, des militaires ne faisant rien d'autre que de poser des pansements», s'est-il agacé.

Le motif des attaques reste inconnu, mais de nombreux combats sont alimentés par de vieilles rivalités provoquées par des viols ou des vols, ou par des conflits sur les frontières tribales. Dans la province voisine d'Enga, un accès de violence similaire a entraîné la création d'une garnison militaire improvisée et le déploiement d'une compagnie comptant une centaine de soldats. (afp/nxp)

Créé: 10.07.2019, 05h38


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.