Samedi 15 décembre 2018 | Dernière mise à jour 08:00

Travail Les Autrichiens mobilisés contre la journée de 12 h

Plus de 80'000 personnes ont manifesté samedi face à la volonté du gouvernement d'étendre la durée légale maximale de la journée de travail.

Il s'agit de la première mobilisation de cette ampleur depuis l'arrivée à la chancellerie de Sebastian Kurz en 2017.

Il s'agit de la première mobilisation de cette ampleur depuis l'arrivée à la chancellerie de Sebastian Kurz en 2017. Image: Keystone

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De 80.000 à 100.000 personnes, selon la police et les syndicats, ont manifesté samedi à Vienne pour protester contre la volonté du gouvernement formé par la droite et l'extrême droite d'étendre à 12 heures par jour et à 60 par semaine la durée maximale autorisée de travail.

Compétitivité des entreprises

Le défilé, organisé par la puissante confédération syndicale ÖGB, s'est dispersé sans incident après avoir atteint la place de Héros, au coeur de la capitale autrichienne. Il s'agissait de la première mobilisation de cette ampleur depuis l'arrivée à la chancellerie du jeune dirigeant conservateur Sebastian Kurz, fin 2017.

Répondant selon le gouvernement à la nécessité de rendre les entreprises plus compétitives, la mesure, qui doit être adoptée jeudi par le Parlement, fait l'objet de critiques au delà des cercles syndicaux, jusqu'au sein de l'Eglise catholique.

La durée normale du travail en Autriche est fixée à 8 heures par jour et 40 heures par semaine. La durée maximale autorisée est de 10 heures par jour et de 50 par semaine, des plafonds que le gouvernement veut étendre à 12 et 60 heures respectivement.

Sous la pression de l'opposition, le gouvernement a amendé son projet initial, assurant que ces durées ne pourraient être atteintes que sur la base du «volontariat».

«Nous résisterons avec tous les moyens»

Dans un pays où les amendements au droit social sont traditionnellement le fruit de négociations entre les partenaires sociaux, la volonté du gouvernement de passer directement par la voie législative est particulièrement mal perçue par les syndicats.

«Nous résisterons avec tous les moyens à notre disposition», a prévenu samedi le chef de l'ÖGB, Wolfgang Katzian, sommant la coalition au pouvoir, élue notamment sur la promesse d'étendre le champ de la démocratie directe, de «demander l'avis du peuple» par référendum.

Après six mois de coalition, «les gens présentent la facture au gouvernement», a estimé l'ancien chancelier Christian Kern, chef du Parti social-démocrate. (afp/nxp)

Créé: 30.06.2018, 19h56

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