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Etats-Unis Bannon, l'éminence grise de Trump, est écarté

Steve Bannon, conseiller de l'ombre, a perdu sa place au sein du Conseil de sécurité nationale.

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En images, les décisions de Trump à la Maison Blanche (Janvier-juin 2017)

En images, les décisions de Trump à la Maison Blanche (Janvier-juin 2017) Dès son intronisation, le nouveau président a signé des décrets souvent controversés qui tranchent avec l'administration Obama. Sa présence à la Maison Blanche continue de faire des remous auprès des citoyens.

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C'est un revers pour celui à qui rien ne semblait résister: Steve Bannon, conseiller controversé de Donald Trump, a perdu sa place au sein du prestigieux conseil de sécurité nationale. Il s'agit d'un signe des ajustements en cours au sein de la Maison-Blanche après des débuts chaotiques.

La nomination au sein du «NSC» de cet ancien patron du site d'extrême droite Breitbart News avait provoqué une vive polémique aux Etats-Unis. Des élus des deux bords avaient dénoncé la «politisation» d'un organe discret mais particulièrement stratégique à la Maison-Blanche, chargé de conseiller le président en matière de sécurité et de politique étrangère.

Tentant de présenter cette décision comme un aboutissement logique, l'influent conseiller, contempteur virulent de «l'establishment» et des élites, a essayé de faire diversion en taclant le gouvernement de Barack Obama. «Susan Rice (ex-responsable de cet entité) avait instrumentalisé le NSC (...) et j'ai donc été placé au NSC pour nous assurer qu'il soit 'désinstrumentalisé'», a-t-il asséné dans un communiqué.

Il n'a pas vraiment perdu son influence...

Mission désormais accomplie, a poursuivi Steve Bannon pour justifier son départ, tandis que des responsables anonymes de la Maison-Blanche s'empressaient de faire passer un même message aux médias: aucune perte d'influence pour celui qui garde son poste de conseiller stratégique.

Mais beaucoup, à Washington, avaient une autre lecture, et saluaient son départ. «Manquant d'une solide expérience sur les questions de sécurité nationale et colportant depuis longtemps des théories du complot racistes et incendiaires, M. Bannon n'aurait jamais dû être nommé», a asséné Adam Schiff, élu démocrate à la chambre des représentants. Du côté des républicains aussi des voix s'élevaient pour se réjouir. Le sénateur John McCain a salué «une bonne décision».

Nommé directeur général de la campagne de Donald Trump en août 2016, Steve Bannon, 63 ans, a nettement orienté le message du candidat républicain. Et après la victoire de Donald Trump en novembre, sa nomination comme haut conseiller à la Maison-Blanche avait été décriée par les associations antiracistes et des démocrates.

Un discret derrière le tapageur Trump

Cheveux gris et un certain embonpoint, cet homme de l'ombre cultivé, ancien banquier d'affaires et producteur de cinéma, se fait rarement entendre depuis son arrivée à la Maison Blanche. Mais quand il parle, il ne retient pas ses coups. Il a ainsi qualifié les médias de «partis d'opposition» et a promis de secouer Washington et ses «élites». «Chaque jour sera un combat», affirmait-il en février.

Derrière le style tapageur de Donald Trump, cette figure discrète a pris une grande envergure, alimentant les fantasmes de certains qui voient en lui un «président Bannon», véritable maître du bureau ovale et promoteur de certaines de ses initiatives les plus controversées, comme le décret anti-immigration.

S'il devrait conserver une grande influence - il travaille cette semaine à une nouvelle réforme de la santé selon les médias -, sa destitution du NSC témoigne de rapports de forces fluctuants en coulisse d'une administration Trump, qui a subi plusieurs revers sonnants en moins de 100 jours de présidence.

Jared Kushner, le gendre désormais très influent

Son départ s'accompagne d'un retour vers une structure plus traditionnelle du conseil de sécurité nationale, avec la réadmission officielle du directeur du renseignement (DNI), du directeur de la CIA et du plus haut gradé américain, le général Joe Dunford, écartés lorsque Steve Bannon était entré.

Simple hasard ou signe des temps? Steve Bannon n'était pas dans les jardins de la Maison-Blanche mercredi pour assister à la conférence de presse de Donald Trump et du roi de Jordanie. Jared Kushner, gendre discret et homme de confiance de Donald Trump, qui semble gagner chaque jour en influence, était, lui, au premier rang, main dans la main avec son épouse, Ivanka Trump. (afp/nxp)

Créé: 05.04.2017, 18h12

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