Vendredi 19 avril 2019 | Dernière mise à jour 09:55

France Bébés malformés: des comités pour comprendre

La France a annoncé la création de deux comités, l'un pour expliquer les malformations aux bras des enfants, l'autre de dialoguer avec les familles.

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Deux comités ont été créés dans le cadre de l'affaire des bébés nés avec un bras malformé en France, ont annoncé mardi plusieurs ministères. L'un est chargé de déterminer les causes des malformations, l'autre de dialoguer avec les familles.

«Les résultats de ces travaux sont attendus pour le 30 juin 2019», ont indiqué les ministères français de la Santé, de l'Ecologie et de l'Agriculture dans un communiqué commun. La création de ces comités a été préconisée par l'Agence sanitaire Santé publique France et l'agence de sécurité sanitaire Anses, que le gouvernement avait chargées en octobre d'une enquête sur ces cas de malformations.

Recommandations prévues

Un «comité d'experts scientifiques (CES)» devra «identifier et analyser les différentes hypothèses» pouvant expliquer les malformations, parmi lesquelles d'éventuelles expositions à des substances toxiques (alimentation, environnement, médicaments...). «A ce stade, aucune hypothèse n'est privilégiée», souligne le communiqué des ministères.

Le comité d'experts devra également «formuler des recommandations pour la prévention et la prise en charge des cas détectés». Une première réunion du CES se tiendra début mars. Il sera présidé par Alexandra Benachi, professeur de gynécologie-obstétrique à la Faculté de médecine Paris Sud et présidente de la Fédération française des centres de diagnostic prénatal.

Parallèlement, un «comité d'orientation et de suivi (COS) a également été constitué». Sa mission: «assurer un espace de dialogue, d'échange et d'information avec l'ensemble des parties prenantes» (familles, associations de patients ou de défense de l'environnement, professionnels de santé).

Enquête nationale

Plusieurs cas groupés de naissances de bébés touchés par ce type de malformations ont été identifiés ces dernières années en France: dans l'Ain (est, 7 naissances entre 2009 et 2014), la Loire-Atlantique (ouest, 3 entre 2007 et 2008) et le Morbihan (ouest, 4 entre 2011 et 2013).

Appelée «agénésie transverse des membres supérieurs», l'absence de formation d'une main, d'un avant-bras ou d'un bras au cours du développement de l'embryon représente moins de 150 cas par an en France. Les causes peuvent être génétiques, mécaniques (un problème vasculaire empêche le développement du membre) ou dues à des substances toxiques.

En octobre, Santé publique France avait indiqué que les enquêtes n'avaient pas permis de trouver d'explication. Mais les inquiétudes dans les régions concernées avaient poussé le gouvernement français à lancer une nouvelle enquête nationale. (ats/nxp)

Créé: 12.02.2019, 14h24

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