Dimanche 29 mars 2020 | Dernière mise à jour 11:07

Affaire Lewinsky Bill Clinton critiqué pour ses propos sur Monica

L'ancien président US est accusé de manquer de compassion pour celle qui fut son amante, alors qu'elle n'avait que 22 ans.

«J'ai dit plus d'une fois publiquement que j'étais désolé», a déclaré l'ancien président.

«J'ai dit plus d'une fois publiquement que j'étais désolé», a déclaré l'ancien président. Image: Archives/Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'ancien président Bill Clinton s'est attiré lundi de violentes critiques, qui ont dénoncé son manque de compassion et de regrets vis-à-vis de Monica Lewinsky, avec laquelle il avait eu une liaison à la Maison Blanche.

Consentement «discutable»

Interrogé par la chaîne NBC au sujet de Monica Lewinsky, qui fut son amante en 1995 et 1996 alors qu'elle était stagiaire à la Maison Blanche, Bill Clinton a révélé ne jamais s'être excusé personnellement auprès d'elle.

En février, Monica Lewinsky a écrit un témoignage, publié dans le magazine Vanity Fair, expliquant notamment qu'elle avait souffert de stress post-traumatique, lié à la médiatisation de sa liaison et à l'enquête du procureur spécial Kenneth Starr.

Après avoir longtemps affirmé que la relation était consentie, elle a expliqué que sa jeunesse (22 ans) et la différence de statut entre elle, jeune stagiaire, et le président des Etats-Unis, rendaient l'idée même du consentement «discutable».

«Ça fait 20 ans, allons!»

Questionné sur le fait de savoir s'il avait présenté directement ses excuses à Monica Lewinsky, l'ancien président a répondu par la négative.

«J'ai dit plus d'une fois publiquement que j'étais désolé», a-t-il dit. «C'est très différent. Les excuses étaient publiques».

Pressé par le journaliste de NBC Craig Melvin s'il estimait lui devoir des excuses, Bill Clinton n'a pas répondu, et l'écrivain James Patterson, co-auteur avec lui d'un roman sorti lundi, a coupé court.

«Ça fait 20 ans, allons!» a dit le romancier, visiblement lassé par ce feu de questions. «Parlons de JFK. Parlons de LBJ», en référence aux anciens présidents John F. Kennedy et Lyndon B. Johnson, connus pour avoir eu de nombreuses liaisons extra-maritales. «Stop, maintenant».

Les excuses de l'ancien président à l'époque

Mouvement #MeToo

«Bill Clinton est précisément l'une des raisons pour lesquelles nous avons besoin du #MeToo», a commenté la journaliste et éditorialiste Courtney Enlow, sur Twitter, où le mari de l'ancienne candidate à la présidence était vertement critiqué.

«J'apprécie le mouvement #MeToo», a déclaré le démocrate de 71 ans, estimant même qu'il «aurait dû arriver avant».

Pour autant, «cela ne veut pas dire que je suis d'accord avec tout. Je m'interroge sur certaines décisions qui ont été prises», a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

Depuis que l'affaire Harvey Weinstein a éclaté début octobre, des dizaines d'hommes de pouvoir dans le milieu du divertissement, de la politique et des médias ont été contraints de quitter leurs fonctions après avoir été accusés de harcèlement ou d'agression sexuelle. (afp/nxp)

Créé: 04.06.2018, 18h44

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.