Samedi 11 juillet 2020 | Dernière mise à jour 03:56

Coronavirus Le Brésil double l'Italie en nombre de morts

L'épidémie liée au coronavirus continue sa progression galopante en Amérique latine, mettant sous pression les systèmes de santé.

Plus de 34'000 personnes sont mortes du Covid-19 au Brésil.

Plus de 34'000 personnes sont mortes du Covid-19 au Brésil. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Pas de répit vendredi en Amérique latine où le Brésil est devenu le troisième pays qui déplore le plus de morts du coronavirus, contre lequel l'ONU a appelé à un vaccin accessible à tous, devant être considéré comme un «bien public mondial».

Le Brésil, qui compte 212 millions d'habitants, est devenu derrière les États-Unis et le Royaume-Uni, mais devant l'Italie, le troisième pays le plus endeuillé. Plus de 34'000 y sont mortes du Covid-19, avec un nouveau record journalier de décès (1473), selon le ministère de la Santé. Pour les spécialistes, les chiffres officiels sont largement sous-évalués.

Le président d'extrême droite Jair Bolsonaro reste partisan d'un retour à une activité économique normale, au mépris des mesures de confinement prises par les gouverneurs des États. La maladie continue sa progression galopante dans le reste de l'Amérique latine, mettant sous pression les systèmes de santé.

Face aux graves pénuries d'oxygène nécessaire pour maintenir en vie les patients, le gouvernement du Pérou, pays où la barre des 5000 morts a été franchie, a déclaré jeudi qu'il était considéré comme une «ressource stratégique». «Les patients n'ont plus d'oxygène à l'intérieur (de l'hôpital), j'ai dû acheter deux ballons pour que mon père puisse y être transféré», raconte Olga Bravo, 44 ans, à Lima.

Au Nicaragua, seul pays d'Amérique centrale n'ayant pas adopté de mesures de restrictions, la Fédération internationale des droits de l'homme a accusé le gouvernement de cacher la gravité de l'épidémie, qui a fait 46 morts selon le ministère de la Santé. L'ONG Observatorio Ciudadano (Observatoire citoyen) a pour sa part répertorié «980 décès par pneumonie ou cas suspects de Covid-19».

Mea culpa

La propagation du virus s'accélère aussi au Mexique, qui a franchi mercredi la barre des 1000 morts en 24 heures pour la première fois. Le bilan total y dépasse les 11'000 décès. À l'échelle mondiale, la pandémie a fait plus de 387'000 morts depuis que le virus est apparu fin décembre en Chine. Les États-Unis restent de loin le pays le plus touché (plus de 108'000 décès), suivis par le Royaume-Uni (39'904), le Brésil (34'021) et l'Italie (33'689).

La course aux vaccins et traitements mobilise toujours de grandes sociétés pharmaceutiques. «Un vaccin contre le Covid-19 doit être vu comme un bien public mondial, un vaccin pour les peuples», a de son côté estimé jeudi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres lors d'un sommet virtuel de l'Alliance pour le vaccin sous les auspices du Royaume-Uni. Il a réuni plus de 35 chefs d'État et de gouvernement et permis de recueillir 8,8 milliards de dollars (8,4 milliards de francs) pour la vaccination en général.

Submergée de critiques de scientifiques, l'étude de la revue médicale «Lancet», à l'origine de la suspension éphémère des essais cliniques de l'OMS sur l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19, a finalement perdu toute crédibilité jeudi. Trois de ses quatre auteurs ont demandé son retrait.

«Nous ne pouvons plus nous porter garants de la véracité des sources des données primaires», écrivent ces scientifiques, mettant en cause le refus de la société les ayant collectées, dirigée par le quatrième auteur, de donner accès à la base de données. À la suite d'un mea culpa du Lancet, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait annoncé mercredi la reprise des essais cliniques sur ce médicament, dérivé d'un antipaludique.

L'incertitude sur ce traitement demeure cependant. Le même jour, une autre étude menée aux États-Unis et au Canada publié dans le «New England Journal of Medicine» avait conclu que la molécule est inefficace dans la prévention du Covid-19. Alors que les frontières européennes continuent à rouvrir à l'approche de la saison touristique estivale, comme en Autriche jeudi, la Banque centrale européenne a sorti les grands moyens pour lutter contre la récession, en doublant presque son fonds de soutien à l'économie. (afp/nxp)

Créé: 05.06.2020, 04h43

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.