Mardi 19 novembre 2019 | Dernière mise à jour 01:00

Royaume-Uni Un Brexit sans accord inquiète les universitaires

Le monde universitaire britannique s'inquiète des risques scientifiques d'un Brexit sans accord.

Un téléfilm sur le Brexit diffusé avant un vote crucial

Un téléfilm haletant avec en vedette Benedict Cumberbatch dans le rôle du cerveau de la campagne en faveur du départ du Royaume-Uni de l'Union européenne arrive sur les écrans britanniques, quelques jours avant un vote crucial sur le Brexit au Parlement.

«Brexit : The Uncivil War», qui sera diffusé lundi sur Channel 4, met en scène les personnages clés et les stratégies à l'oeuvre au cours de la campagne du référendum de 2016, avec un slogan : «Tout le monde sait qui a gagné. Mais peu de gens savent comment».

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Une sortie de l'Union européenne sans accord nuirait à la recherche dans des domaines tels que le traitement du cancer et la lutte contre le changement climatique, alertent vendredi plusieurs groupes universitaires basés au Royaume-Uni.

Un départ brutal de l'UE pourrait conduire à «un retard académique, culturel et scientifique dont il faudrait des décennies pour se remettre» écrivent dans une lettre ouverte des responsables d'Universities UK, du Russell Group, de Guild HE, de Million Plus et d'University Alliance.

«Nos 50'000 employés issus de l'Union européenne et nos 130'000 étudiants de l'UE, sans parler des 15'000 étudiants britanniques qui étudient en Europe, commencent la nouvelle année dans une incertitude considérable quant à leur avenir», écrivent ces responsables universitaires.

Liens compromis, échanges touchés

Avec une sortie sans accord, «des liens essentiels en matière de recherche seront compromis, des nouveaux traitements du cancer aux technologies de lutte contre le changement climatique. Les précieux échanges d'étudiants, de personnel et de connaissances seraient sérieusement touchés», peut-on lire dans cette lettre.

«Nous accueillons l'un des meilleurs systèmes de recherche du monde, attirant des universitaires brillants, les meilleurs étudiants et des partenariats mondiaux, et il ne faut pas que cela soit compromis par un Brexit sans accord», déclare Janet Beer, la présidente d'Universities UK, citée dans un communiqué. Elle redoute que «des universitaires et des chercheurs de niveau mondial» ne quittent le Royaume-Uni au profit de pays ayant accès aux financements de l'UE et que ceux qui envisagent de se rendre au Royaume-Uni ne renoncent à cette idée.

Chute des inscriptions

Nancy Rothwell, la présidente et vice-chancelière de l'Université de Manchester, souligne dans le même communiqué que dans son université, des «programmes de recherche essentiels» risquent d'être perturbés. Elle cite par exemple le travail sur le graphène, une forme révolutionnaire du graphite, dont la découverte par des chercheurs travaillant à l'université de Manchester avait été récompensée par le prix Nobel de physique 2010.

Le nombre des étudiants de l'UE inscrits pour l'année universitaire 2018/19 a baissé de 3%, selon des données collectées en décembre 2018 par les universités du Russell Group. Le nombre des étudiants de l'UE en recherche de troisième cycle, comme les doctorants, a même chuté de 9%.

Selon l'analyste Hollie Chandler, citée dans un communiqué du Russell Group, «l'incertitude entourant le Brexit et la future relation du Royaume-Uni avec l'Europe pourrait être un facteur important» expliquant cette chute des inscriptions. (afp/nxp)

Créé: 04.01.2019, 01h11

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