Dimanche 21 octobre 2018 | Dernière mise à jour 11:27

Environnement Canicule 2016: un seul responsable, le climat

Le réchauffement climatique est l'unique responsable du record mondial de chaleur de l'an dernier, selon une étude scientique.

En 2016, la planète a pulvérisé un nouveau record de chaleur, s'inscrivant comme l'année la plus chaude des temps modernes. (Photo d'archives)

En 2016, la planète a pulvérisé un nouveau record de chaleur, s'inscrivant comme l'année la plus chaude des temps modernes. (Photo d'archives) Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le record mondial de chaleur, la canicule en Asie ainsi que les eaux inhabituellement chaudes au large de l'Alaska enregistrés l'an dernier ont tous pour unique responsable le réchauffement climatique causé par l'activité humaine, selon une étude publiée mercredi.

C'est la première fois que des scientifiques mettent le doigt sur des phénomènes climatiques extrêmes qui n'auraient pas pu se produire sans le changement climatique, selon ce rapport passé au crible par un comité de scientifiques avant publication.

Jusqu'à présent, les scientifiques estimaient que le réchauffement climatique provoqué par les humains, en brûlant par exemple des énergies fossiles, accentuait le risque de voir surgir des inondations, des sécheresses, des tempêtes et d'autres phénomènes extrêmes, mais ils ne l'avait encore jamais désigné comme la seule cause.

«Cette étude marque un changement fondamental», explique Jeff Rosenfeld, rédacteur en chef du Bulletin of the American Meteorological Society qui a publié ces travaux élaborés par 116 scientifiques venus de 18 pays.

En 2016, la planète a pulvérisé un nouveau record de chaleur, s'inscrivant comme l'année la plus chaude des temps modernes. Les températures record enregistrées à la surface de la planète ont «uniquement été rendues possibles par un important réchauffement anthropique», résultant de l'intervention humaine, «à l'échelle d'un siècle», soulignent ces travaux.

«La chaleur extrême»

L'Asie avait notamment subi une canicule extrême, les températures suffocantes ayant causé en Inde la mort de 580 personnes entre mars et mai. Si le puissant phénomène météorologique El Niño était bien actif en 2015 et début 2016, il n'en est pas responsable, selon ces chercheurs.

«La chaleur extrême en Asie en 2016 n'aurait pas été possible sans le changement climatique», d'après le rapport. «On s'attendait effectivement à ce que El Niño réchauffe l'Asie du Sud-Est en 2016 mais la chaleur dans la région était exceptionnellement étendue».

Dans le golfe d'Alaska, le détroit de Béring ainsi qu'au large des côtes du nord de l'Australie, les températures des eaux ont atteint un plus haut en 35 ans. Ce réchauffement a provoqué «un blanchissement massif de la Grande barrière de corail et l'une des proliférations toxiques d'algues la plus vaste jamais détectée près de la côte de l'Alaska», soulignent les scientifiques. «Il était extrêmement improbable que les seules variables naturelles aient mené aux anomalies observées», analysent-ils.

Les conclusions de l'étude («Explaining Extreme Events in 2016 from a Climate Perspective») ont été publiées à l'occasion de la rencontre annuelle de l'American Geophysical Union à La Nouvelle-Orléans. (afp/nxp)

Créé: 13.12.2017, 23h20

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.