Dimanche 22 septembre 2019 | Dernière mise à jour 12:37

Venezuela Caracas veut «le dialogue», pas la guerre

Le gouvernement de Caracas a adopté un ton apaisant envers les Etats-Unis mardi lors d'une réunion à la Havane.

Jorge Arreaza à La Havane le 21 mai 2019.

Jorge Arreaza à La Havane le 21 mai 2019. Image: AFP

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Le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro souhaite «le dialogue» et non «une guerre» avec les Etats-Unis, a affirmé mardi son ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza.

«Ce n'est pas une guerre que nous voulons au Venezuela», a assuré le ministre, lors d'une réunion à La Havane du conseil politique de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (Alba). «Nous sommes peut-être en train de nous préparer (à une guerre) car les circonstances nous y obligent (...) mais nous voulons la paix».

«Que l'on transmette depuis l'Alba au gouvernement des Etats-Unis le fait que nous voulons le dialogue, que nous voulons la diplomatie, que nous voulons l'entente, y compris avec eux, avec toutes nos différences», a-t-il ajouté.

Depuis quatre mois, l'administration Trump reconnaît, comme une cinquantaine de pays, le chef de l'opposition Juan Guaido comme président légitime du Venezuela, à la place de Nicolas Maduro, mais la crise s'enlise.

Pas de négociation

Un timide dialogue entre les deux parties a été amorcé la semaine dernière en Norvège, pays qui s'est offert comme médiateur, mais l'opposition a nié qu'il s'agisse d'une négociation. De son côté, l'Assemblée constituante, entièrement composée de fidèles du président Maduro, a annoncé lundi avoir prolongé son mandat jusqu'à fin 2020.

«Depuis La Havane, nous lançons un appel aux Etats-Unis au dialogue, à l'entente, au respect mutuel, à la fin de la menace militaire, de l'arrogance et du blocus contre le peuple du Venezuela», a insisté Jorge Arreaza.

Cuba, plus proche allié du gouvernement vénézuélien, est également dans la ligne de mire de Washington, qui a multiplié les sanctions à son encontre ces derniers mois. Signe d'une légère inflexion dans sa position, La Havane s'est dit prêt le 16 mai à «participer à des initiatives qui promeuvent un dialogue respectueux avec le gouvernement».

«Les menaces de recours à la force contre notre soeur la République bolivarienne du Venezuela constituent le plus grave danger pour la paix et la sécurité régionale», a affirmé mardi le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez. (ats/nxp)

Créé: 22.05.2019, 05h08

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