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ETAT ISLAMIQUE Décapitations: un deuxième Français serait impliqué

Un deuxième Français pourrait être impliqué dans les décapitations diffusées dimanche par le groupe terroriste.

Le procureur de Paris François Molins a évoqué la présence «possible» d'un «second ressortissant Français».

Le procureur de Paris François Molins a évoqué la présence «possible» d'un «second ressortissant Français». Image: AFP

Le problème des candidats au djihad en chiffres

Quelque 1132 Français sont impliquées dans les filières djihadistes, selon le procureur de la République de Paris François Molins.

Selon lui, 376 Français sont présents en Syrie et en Irak, dont au moins 88 femmes et 10 mineurs.

Au moins 184 personnes sont en transit, 199 ont quitté la Syrie, dont 118 sont aujourd'hui de retour en France. 233 ont manifesté des velléités de départ. Ces départs ont augmenté d'environ 82% depuis le 1er janvier, selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Au moins 36 Français ont par ailleurs déjà trouvé la mort en Syrie ou en Irak.

En tout, environ 3000 personnes sont parties d'Europe pour mener le djihad en Syrie et en Irak, un chiffre également en forte hausse ces derniers mois, avait dit fin septembre le coordinateur européen pour la lutte antiterroriste.

Fin avril, dans le cadre d'un plan anti-djihad, un numéro vert (08.00.00.56.96 depuis la France) a été mis à la disposition des familles et des proches de jeunes radicalisés afin qu'ils puissent prévenir les services de police de leurs doutes, d'un départ ou d'un départ imminent.

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La justice française a ouvert lundi 17 novembre une enquête pour assassinat en bande organisée dans le cadre d'une entreprise terroriste, «visant les agissements de deux Français» qui pourraient être impliqués dans la décapitation de prisonniers par le groupe Etat islamique (EI), a annoncé le procureur de Paris.

Outre Maxime Hauchard, un Normand de 22 ans identifié parmi les bourreaux du groupe djihadiste dans une «vidéo de propagande» diffusée dimanche, François Molins a évoqué la présence «possible» sur ces mêmes images d'un «second ressortissant Français» qui «pourrait être impliqué».

Mandat d'arrêt

«Il pourrait s'agir, compte tenu des éléments de ressemblance, d'un jeune converti né en 1992 et parti rejoindre les rangs de l'Etat islamique en août 2013», a dit le procureur de la République de Paris, lors d'une conférence de presse.

Ce jeune homme, dont il n'a pas précisé l'identité, «fait l'objet d'un mandat d'arrêt» dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en octobre 2013.

«Loin d'être un cas isolé»

«La section antiterroriste du parquet de Paris ouvre ce jour une enquête des chefs d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs criminels en vue de la préparation d'actes de terrorisme», a déclaré François Molins.

Cette enquête vise «les agissement des deux Français qui pourraient être impliqués dans les exactions mises en ligne dans cette vidéo de propagande», a-t-il ajouté.

La dérive de Maxime Hauchard est «loin d'être un cas isolé», il est «emblématique d'une certaine problématique», a par ailleurs souligné François Molins, se refusant à préciser si d'autres Français avaient été identifiés comme auteurs d'exactions en Syrie et en Irak. (afp/nxp)

Créé: 17.11.2014, 19h13

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