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Syrie Deux villages prorégime assiégés

Dans le nord-ouest de la Syrie, les villages de Foua et Kafraya ont subi une attaque de djihadistes, dans la nuit de samedi à dimanche.

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Des combats meurtriers ont éclaté après une offensive nocturne de djihadistes contre deux villages prorégime qu'ils assiègent depuis des années dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, a rapporté dimanche une ONG.

Les villages de Foua et Kafraya sont deux des rares poches contrôlées par le régime de Bachar el-Assad dans la province d'Idleb, autrement presque entièrement sous domination de différents groupes djihadistes et rebelles.

Ligne de front calme

La ligne de front autour de ces localités avait été relativement calme ces dernier mois, mais tard samedi soir des combattants du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ancienne branche d'Al-Qaïda en Syrie, «ont commencé à bombarder lourdement les deux villages», a indiqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) Rami Abdel Rahmane.

«Ils sont également entrés à Foua pour attaquer les combattants locaux», a-t-il poursuivi estimant qu'il s'agit de l'offensive la plus violente depuis trois ans contre ces localités.

Les combats qui se sont poursuivis dimanche ont fait six morts parmi les combattants prorégime et au moins trois au sein du groupe djihadiste, .

Tactique de guerre

Environ 10'000 personnes, en majorité de confession chiite, vivraient actuellement dans ces villages qui sont, selon les Nations unies, les dernières zones encore assiégées en Syrie. Le siège de villes et villages a été utilisé comme tactique de guerre dans le conflit qui ravage ce pays depuis 2011, en particulier par le régime syrien.

Après des mois de siège suivies de campagne de bombardements intenses, comme dans la Ghouta orientale près de Damas, le pouvoir a contraint les rebelles et les civils à accepter des accords d'évacuation. Le sort de Foua et Kafraya a été lié dans le passé à ce type d'accords.

Accord d'évacuation

En avril 2017, en vertu d'un compromis croisé parrainé par l'Iran et le Qatar, parrains respectifs du régime et des insurgés, près de 11'000 combattants et civils étaient sortis de deux localités rebelles assiégées près de Damas, Madaya et Zabadani, ainsi que de Foua et Kafraya.

Des malades de Foua et Kafraya ont également pu sortir de ces villages cette année en échange d'un accord d'évacuation de djihadistes de Damas. (afp/nxp)

Créé: 10.06.2018, 11h41

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