Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 08:34

Attentat raté de Notre-Dame «Elles sont devenues le visage du djihad au féminin»

Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Des peines de 25 et 30 ans de réclusion criminelle ont été requises jeudi respectivement contre Ornella G. et Inès M., jugées devant la cour d'assises spéciale de Paris pour l'attentat raté près de Notre-Dame en septembre 2016.

Ces deux femmes et leurs deux co-accusées «sont devenues le visage du djihad au féminin», a déclaré l'avocate générale. Elles ont été «le bras armé» du groupe Etat islamique et ont montré «une détermination sans faille», a poursuivi la magistrate, qui ne souhaite pas que son nom soit dévoilé.

Les peines de réclusion requises contre Inès M. et O. sont assorties d'une période de sûreté des deux tiers.

«Le seul élément» qui a conduit le parquet à ne pas requérir la réclusion criminelle à perpétuité contre Inès M. «est son âge au moment des faits», a expliqué l'avocat général Jean-Michel Bourlès, dans ce réquisitoire à deux voix. Inès M. avait 19 ans en septembre 2016.

Coup de couteau

«Je ne peux pas ne pas avoir d'espoir en l'être humain et Inès M. doit (...) savoir que la société croit qu'elle est capable d'évoluer», a ajouté le magistrat.

Le parquet général a requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie d'une période de sûreté des deux tiers contre Sarah H., qui avait porté un coup de couteau à un policier de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le 8 septembre 2016.

«Le sang a coulé dans ce dossier et c'est Sarah H. qui en est l'auteur», a expliqué l'avocate générale. «Nous ne pouvons pas faire des paris beaucoup trop risqués. La preuve du désengagement (de l'islam radical), c'est à Sarah H. de l'apporter».

Une peine de 20 ans de réclusion assortie d'une période de sûreté des deux tiers a également été requise contre Amel S., qui avait hébergé Inès M. et Sarah H. chez elle, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne) peu après l'échec de leur tentative d'attentat à la voiture piégée près de Notre-Dame.

Toutes les trois avaient été interpellées alors qu'elles préparaient une attaque. (afp/nxp)

Créé: 10.10.2019, 18h48


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.