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Royaume-Uni Les discussions sur le Brexit reprennent lundi

Après le rejet du plan de Boris Johnson cette semaine, les deux camps vont se retrouver lundi pour des discussions compliquées.

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Brexit: le Royaume-Uni va bel et bien divorcer de l'UE

Brexit: le Royaume-Uni va bel et bien divorcer de l'UE Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont trouvé un accord réglant les modalités de leur divorce, ce 17 octobre 2019.

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De difficiles discussions sur le Brexit doivent reprendre lundi entre Britanniques et Européens, qui ont jugé largement insuffisante l'offre de Boris Johnson pour éviter un divorce le 31 octobre, conduisant ce dernier à appeler samedi plusieurs dirigeants européens.

L'un de ses interlocuteurs, le Premier ministre finlandais Antti Rinne, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne, a déclaré avoir dit à Boris Johnson qu'il était «important de trouver une solution d'ici une semaine». «Johnson a dit qu'il était d'accord avec ce calendrier», a-t-il ajouté.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a de son côté indiqué sur Twitter s'être entretenu avec son homologue britannique et lui avoir dit que «des questions importantes demeurent concernant les propositions britanniques» et qu'«il y a beaucoup de travail à faire avant» le sommet crucial de l'UE des 17 et 18 octobre.

Le Premier ministre britannique devait appeler d'autres dirigeants après l'offre qu'il leur a soumise mercredi, que Londres considère comme un «compromis juste et raisonnable». «Nous voulons un accord et les discussions vont se poursuivre lundi sur la base de notre offre», a assuré un porte-parole britannique.

Mais Bruxelles n'est apparemment pas sur la même longueur d'onde. «Les propositions du Royaume-Uni ne constituent pas une base pour conclure un accord», a ainsi estimé vendredi une porte-parole de la Commission européenne, Natasha Bertaud.

Des points «problématiques»

Le projet du Premier ministre britannique vise à mettre fin au casse-tête de la frontière irlandaise, en évitant le retour de contrôles après le Brexit entre la république d'Irlande, membre de l'UE, et la province britannique d'Irlande du Nord, qui quittera l'UE comme le reste du Royaume-Uni.

Mais les Européens ont accueilli ce projet avec scepticisme, estimant qu'il comportait des points «problématiques» et devait être retravaillé. Boris Johnson a estimé avoir fait sa part du chemin et que Bruxelles devait faire preuve de «flexibilité».

Dans des articles identiques pour le «Sunday Express» et le «Sun on Sunday», deux journaux britanniques qui soutiennent le Brexit, Boris Johnson a déclaré que l'UE devait à présent montrer «sa propre disposition à conclure un accord que le Parlement britannique puisse soutenir».

«Le Brexit, le 31 octobre»

Les dirigeants de l'UE «ne doivent pas être sous l'influence d'illusions ou de malentendus», a ajouté Boris Johnson. «Il n'y aura plus d'indécision ou de retard. «Aujourd'hui, un accord est très difficile mais il reste possible», a déclaré au quotidien français «Le Monde» le négociateur en chef du Brexit pour l'UE Michel Barnier. Avant d'ajouter que si le gouvernement britannique ne «revient pas avec de nouvelles propositions sur deux problèmes graves que nous leur avons signalés, je ne vois pas comment nous pourrions avancer».

Les problèmes en question sont: le retour des contrôles douaniers entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, et le droit de veto que Londres souhaite accorder à l'Irlande du Nord. De son côté, parlant à la presse à Dublin, le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a confié que ses services étaient sur le point d'organiser un entretien avec Boris Johnson «la semaine prochaine» afin d'essayer de trouver une solution.

Les dirigeants européens devront décider lors du prochain sommet de Bruxelles les 17 et 18 octobre si les conditions sont réunies pour accepter un nouveau report de la date de sortie du Royaume-Uni, prévue le 31 octobre. Mais Boris Johnson a promis un Brexit à cette date coûte que coûte, en dépit d'une loi récemment adoptée par les députés britanniques le contraignant à demander un report faute d'accord, afin d'éviter un «no deal» aux conséquences économiques et sociales potentiellement désastreuses.

Le «Daily Telegraph» a de nouveau évoqué samedi la possibilité que la Hongrie de Viktor Orban vienne au secours de Boris Johnson dans le cas où le Premier ministre britannique serait forcé de demander ce report du Brexit, dont il ne veut à aucun prix.

Un report doit en effet être approuvé à l'unanimité des Etats membres, et une seule défection suffirait à bloquer cette demande. «Jusqu'à présent, il n'y a pas de demande de report, aussi il n'y pas matière à spéculations», a déclaré une source au ministère hongrois des Affaires étrangères. (afp/nxp)

Créé: 06.10.2019, 02h45

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