Lundi 21 octobre 2019 | Dernière mise à jour 09:06

Nigeria Des dizaines de morts dans des attaques de bandits

Plusieurs vagues d'attaques ont secoué l'Etat de Sokoto dans le nord du Nigeria. Les autorités parlent de «bandits» et de «groupes armés».

Le président Muhammadu Buhari s'est dit «choqué» et «attristé» par «la mort massive de gens».

Le président Muhammadu Buhari s'est dit «choqué» et «attristé» par «la mort massive de gens». Image: Keystone

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Au moins 43 personnes ont été tuées durant le week-end dans plusieurs attaques contre des villages de l'Etat de Sokoto, dans le nord du Nigeria. Ces violences ont été perpétrées par des bandits et des groupes armés qui sèment la terreur dans les campagnes, ont rapporté lundi des sources policières et locales.

Une première vague d'attaques a visé quatre villages à une cinquantaine de kilomètres de Sokoto, capitale de l'Etat du même nom, dans la nuit de samedi à dimanche. Vingt-cinq personnes sont mortes. Une autre vague d'attaques, plus au nord dans le même Etat, a fait 18 morts. Les assaillants ont volé plusieurs animaux du cheptel.

Le président Muhammadu Buhari a condamné ces attaques lundi matin, se disant «choqué» et «attristé» par «la mort massive de gens dans les attaques de banditisme qui ont eu lieu samedi dans l'Etat de Sokoto.» Les Etats de Zamfara, Sokoto, Katsina et Kaduna, au nord d'Abuja, la capitale fédérale, sont le théâtre d'attaques similaires depuis quelques mois.

Dans un communiqué lundi, Human Rights Watch a indiqué qu'«au moins 262 personnes avaient été tuées par des bandits» depuis le début de l'année, rien que dans l'Etat du Zamfara. «Le gouvernement a déployé 1000 soldats dans l'Etat en réponse», mais «peu de responsables des violences ont été arrêtés».

Ces gangs criminels, qui ne se revendiquent d'aucune idéologie, mènent régulièrement des raids dans les villages, volant du bétail, brûlant des maisons, pillant de la nourriture et procédant à des enlèvements contre des rançons. Les communautés rurales ont formé des milices d'autodéfense pour pallier le manque de policiers ou de militaires.

Mais ces forces d'autodéfense sont elles-mêmes accusées d'exécutions extrajudiciaires de bandits présumés, ce qui exacerbe les violences. Le vaste Nigeria est confronté à de multiples défis en matière de sécurité, notamment les attaques du groupe djihadiste, Boko Haram et les affrontements intercommunautaires entre éleveurs et agriculteurs qui se disputent les terres dans un pays à la démographie galopante. (ats/nxp)

Créé: 10.06.2019, 15h39


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