Jeudi 21 novembre 2019 | Dernière mise à jour 06:51

Etats-Unis Donald Trump dénonce les réseaux sociaux

Jeudi, le président américain a organisé une rencontre pour dénoncer la «malhonnêteté» des géants de la tech.

Trump n'aime pas les cryptomonnaies: ce n'est «pas de l'argent»

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Donald Trump a réitéré jeudi ses violentes attaques contre les géants de la Silicon Valley, appelant à explorer toutes les solutions législatives ou réglementaires possibles pour mettre fin à la «collusion» entre les réseaux sociaux et ses adversaires démocrates.

«Les grandes groupes technologiques ne doivent pas censurer les voix des Américains», a martelé M. Trump lors d'un «sommet» qui se tenait sans les principaux acteurs du secteur, tels Twitter et Facebook, mais en présence de personnalités et organisations ultra-conservatrices.

Lors d'un discours dans les salons de la Maison Blanche, le milliardaire républicain a longuement dénoncé ce qu'il estime être «la malhonnêteté» et «la partialité» des géants de la Silicon Valley. «Les gens viennent me voir et me disent: monsieur le président, on ne peut pas vous suivre» sur les réseaux sociaux, a-t-il lancé devant ses «amis».

Protection en danger?

Certains observateurs redoutent que la Maison Blanche ne supprime le cadre légal protégeant les services en ligne. Cette protection, codifiée dans la section 230 d'une loi de 1996, stipule que les réseaux ne peuvent être tenus pour responsables de contenus offensifs mis en ligne par d'autres mais hébergés sur leurs plateformes.

«Le gouvernement ne devrait pas contraindre les intermédiaires à retirer des propos qui sont protégés par la Constitution (au nom de la liberté d'expression)», ont souligné dans une lettre ouverte 27 organisations et 50 juristes spécialistes du secteur.

Donald Trump, qui compte quelque 62 millions d'abonnés sur Twitter, accuse régulièrement les réseaux sociaux de museler les voix conservatrices. Fin juin, il avait directement accusé Twitter d'empêcher des gens de le suivre et de limiter sa capacité à faire passer son message: «Si j'annonçais demain que je devenais un gentil démocrate, je gagnerais cinq fois plus d'abonnés».

«Aucune partialité»

L'organisation Internet Association, qui compte parmi ses membres Google, Facebook ou encore Microsoft, a une nouvelle fois rejeté avec force les accusations de partialité lancées par le locataire de la Maison Blanche. «Les plateformes en ligne sont le meilleur outil qui soit pour permettre à toutes les opinions politiques d'être représentées», a indiqué Michael Beckerman, président de l'organisation. «Les groupes internet ne font preuve d'aucune partialité vis-à-vis de quelque idéologie que ce soit, et les voix conservatrices en particulier ont toujours utilisé les réseaux sociaux avec beaucoup d'efficacité», a-t-il ajouté.

Accusés de censure par les conservateurs, les géants américains de la technologie sont, dans le même temps, accusés de ne pas en faire assez pour réprimer les contenus haineux et les théories du complot en ligne.

Il y a 15 jours, Twitter a annoncé qu'il entendait durcir le ton face aux messages de responsables politiques incitant à la violence ou à la haine, des mesures qui pourraient s'appliquer à certains tweets de Donald Trump. Le groupe à l'oiseau bleu prévoit en particulier de faire précéder les tweets litigieux d'un message expliquant qu'ils contreviennent aux règles du réseau social, mais qu'ils sont quand même diffusés dans «l'intérêt du grand public».

«Festival des plaintes»

Le «sommet» de jeudi rassemblait plusieurs organisations conservatrices déplorant régulièrement d'être censurées, parmi lesquelles le site PragerU, qui publie des vidéos aux perspectives très droitières, ou encore l'organisation TurningPoint USA, qui affirme que les universités américaines font de la «propagande gauchiste».

Pour Daniel Castro, vice-président de la Fondation sur les technologies de l'information et l'innovation, le risque d'un tel «sommet» est de donner «à certaines de ces personnalités les plus excentriques un vernis de légitimité».

En l'absence des grands acteurs du secteur, l'événement «ressemble plus à un grand festival des plaintes qu'à un sommet», estime de son côté Adam Chiara, professeur de communication à l'université de Hartford. «Un sommet rassemble d'habitude différents acteurs qui échangent sur les moyens d'arriver à un objectif commun», rappelle-t-il. (afp/nxp)

Créé: 11.07.2019, 15h39

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