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Afghanistan Les droits des Afghanes, «ligne rouge» des négos

Les négociations avec avec les talibans ne se feront pas sans prendre en compte les droits des femmes, a averti Kaboul.

Salahuddin Rabban, chef de la diplomatie afghane.

Salahuddin Rabban, chef de la diplomatie afghane. Image: AFP

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Les pourparlers de paix entre les talibans et les Etats-Unis doivent comporter comme «ligne rouge» les droits des femmes, qui ne doivent pas être restreints, estime mardi le chef de la diplomatie afghane Salahuddin Rabbani.

Cette négociation doit comporter comme «ligne rouge absolue» les droits des femmes, qui ne doivent pas subir de «restrictions», prévient le ministre dans le quotidien allemand Bild. «Il n'y aura pas de restrictions sur la scolarisation des filles, nous ne sacrifierons pas ce que nous avons construit pendant 18 ans».

Pour M. Rabbani, «il n'y a pas d'autre moyen de mettre fin à ce conflit et à ces problèmes que par la négociation». Mais, ajoute-t-il, «il faut que ce soit clair : quand on parle de paix, cela ne veut pas dire qu'on se rend. Il ne s'agit pas de rétablir le régime taliban dans le pays».

«Il n'y a pas qu'un seul parti ou groupe en Afghanistan, il y en a plusieurs. Il est important pour eux que le processus de paix ne conduise pas à la création d'un nouvel émirat, tel qu'il a été fondé en 1996», précise le ministre. «Si nous avons la paix, la stabilité et des investissements étrangers dans ce pays, les gens ne trouveront pas intéressant de quitter l'Afghanistan pour l'Allemagne. Ils resteront dans le pays. C'est pourquoi le processus de paix est si important», explique-t-il.

Pas de négociations directes

Les talibans, qui mènent depuis quelques mois des pourparlers de paix avec les Etats-Unis, refusent de mener des négociations de paix directes avec le président Ashraf Ghani, malgré les demandes répétées de Washington en faveur d'un dialogue intra-afghan incluant le gouvernement.

Au cours de la dernière session qui s'est achevée le 16 mars à Doha, l'émissaire américain Zalmay Khalilzad a affirmé que «les conditions pour la paix» s'étaient «améliorées», faisant état de «vraies avancées».

Salahuddin Rabbani indique dans «Bild» qu'une troisième session de pourparlers pourrait se dérouler en Allemagne, un pays présent militairement en Afghanistan. «Comme le ministre (allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, ndlr) nous l'a dit clairement, l'Allemagne est prête à accueillir des pourparlers de paix (...) Le gouvernement afghan apprécie cela. Quand le moment sera venu, nous nous adresserons à nos amis allemands», fait-il valoir. (afp/nxp)

Créé: 26.03.2019, 00h10

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