Vendredi 24 mai 2019 | Dernière mise à jour 20:52

FRANCE Des drones ont survolé 7 centrales nucléaires

Des drones ont survolé sept centrales françaises pendant le seul mois d'octobre. Greenpeace assure n'avoir aucun lien avec ces drones. EDF a porté plainte.

Les survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire français.

Les survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire français. Image: AFP

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Sept centrales nucléaires françaises, dont une en déconstruction, ont été survolées par des drones ce mois-ci, «sans conséquences sur la sûreté ni le fonctionnement des installations», a-t-on appris mercredi auprès du groupe énergétique EDF, qui a porté plainte.

Le premier survol «d'un aéronef assimilable à un drone» a été détecté le 5 octobre au-dessus de la centrale en déconstruction de Creys-Malville, dans l'est du pays, selon EDF.

Les autres survols ont eu lieu au-dessus de centrales disséminées sur tout le territoire: dans le nord pour la centrale de Gravelines, dans l'est pour les centrales de Cattenom, du Bugey, de Chooz, du centre-est pour celle de Nogent-sur-Seine et du sud-ouest pour la centrale du Blayais (ouest).

La nuit ou tôt le matin

Les drones ont été repérés principalement au cours de la semaine du 13 au 20 octobre, en général la nuit ou tôt le matin, selon EDF qui a à chaque fois déposé plainte auprès de la gendarmerie.

Selon l'organisation Greenpeace, «les survols incriminés ont eu lieu parfois le même jour sur quatre sites éloignés, Bugey, Gravelines, Chooz, Nogent-sur-Seine le 19 octobre par exemple, ce qui témoigne d'une opération de grande envergure».

Le site du Commissariat à l'énergie atomique de Saclay, en banlieue parisienne, a également été survolé, affirme l'ONG dans un communiqué.

Greenpeace «très inquiet»

Greenpeace «nie toute implication». En mai 2012, un militant de l'ONG avait survolé la centrale du Bugey à l'aide d'un parapente à moteur, avant d'atterrir sur le site. La scène avait été filmée à l'aide d'un drone par l'organisation qui souhaitait interpeller les autorités, entre les deux tours de l'élection présidentielle, sur la «vulnérabilité» des sites nucléaires à une attaque aérienne.

Cette fois-ci, Greenpeace demande une enquête aux autorités. «Nous sommes très inquiets de la survenue et de la répétition de ces survols suspects sans qu'aucune réponse sur leur origine ne soit fournie ni par EDF ni par les forces de l'ordre», a expliqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire, cité dans le communiqué.

Survol interdit

«Nous ne nous exprimons pas en dehors de notre champ de compétences», a pour sa part déclaré à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), chargée notamment de vérifier que les centrales sont dimensionnées pour résister à la chute accidentelle d'un avion ou à des agressions terroristes.

La sécurité aérienne des centrales relève du Haut fonctionnaire de défense et de sécurité rattaché au ministère de l'Ecologie et de l'Energie.

Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1000 mètres d'altitude autour des sites.

L'espace aérien au-dessus des centrales nucléaires est surveillé par l'armée de l'air, dans le cadre d'un protocole avec EDF. La France compte au total 19 centrales nucléaires en activité, soit 58 réacteurs tous exploités par EDF. (afp/nxp)

Créé: 29.10.2014, 21h14

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