Dimanche 15 décembre 2019 | Dernière mise à jour 08:43

RD Congo Ebola: début de l'utilisation d'un 2e vaccin

L'introduction d'un deuxième vaccin contre le virus Ebola a commencé jeudi à Goma dans l'est de la République démocratique du Congo.

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L'utilisation du vaccin produit par Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson «ciblera 50'000 personnes sur une période de quatre mois», précise l'ONG Médecins sans frontière (MSF), responsable de sa mise en oeuvre dans deux centres à Goma.

Plus de 250'000 personnes ont déjà reçu la dose d'un premier vaccin depuis le début de l'épidémie dans la région en août 2018.

À 8h, une quinzaine de personnes avaient reçu une injection dans un des deux centres MSF du quartier Majengo, selon une porte-parole de l'ONG.

«Après avoir reçu la première dose du vaccin, les participants seront invités à se présenter de nouveau deux mois plus tard pour une deuxième injection, afin de compléter le protocole de vaccination», a précisé MSF dans un communiqué.

Près de 2200 morts

La phase préliminaire «servira à vérifier le bon déroulement de la vaccination à deux doses dans une ville d'un million d'habitants, dans une région à population très mobile et où il y a eu des cas dans le passé».

Au moins deux cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés en juillet-août à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu à la frontière du Rwanda.

Mais l'épicentre se situe à 350 km au nord de Goma, dans la région de Beni-Butembo, et marginalement dans la province de l'Ituri.

Déclarée le 1er août 2018, la 10e épidémie de fièvre hémorragique sur le sol congolais a tué 2193 personnes, pour 1067 guérisons.

Au total, 251'079 personnes ont été vaccinées par le premier vaccin rVSV-ZEBOV, fabriqué par le groupe américain Merck Shape and Dohme, selon le dernier pointage des autorités sanitaires congolaises.

L'introduction d'un deuxième vaccin a été précédée de nombreuses polémiques. En juillet, l'ancien ministre de la Santé Oly Ilunga avait démissionné en dénonçant «des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste» dans leur volonté d'introduire un deuxième vaccin.

Une réduction sensible des cas de contamination à la maladie à virus Ebola a été observée ces dernières semaines par les autorités sanitaires. (ats/nxp)

Créé: 14.11.2019, 15h36

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