Vendredi 14 décembre 2018 | Dernière mise à jour 08:08

France «Des éléments radicaux vont tenter de se mobiliser»

Le ministre de l'Intérieur a justifié vendredi le dispositif sécuritaire prévu pour la manifestation des gilets jaunes de samedi.

Bombes saisies

Vingt-huit cocktails Molotov «prêts à l'emploi» et trois bombes artisanales ont été saisis vendredi matin sur un rond-point occupé par des «Gilets jaunes», à Montauban, à la veille d'une nouvelle manifestation, ont annoncé dans un communiqué commun le préfet du Tarn-et-Garonne et le procureur de la République.

Une enquête a été ouverte par le procureur de la République du chef de «transport de substances ou produits explosifs, les peines encourues pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement», souligne les autorités qui craignent samedi «de très graves débordements» à Montauban.

Manifestations interdites

Le préfet du Nord a interdit les manifestations de «gilets jaunes» pendant 48 heures, de vendredi soir à dimanche soir, dans quatre communes du département afin de «prévenir les risques d'incident».

Ces interdictions ont été prononcées à Lomme, Loon-Plage, Dunkerque et Sainghin-en-Mélantois, a annoncé Michel Lalande dans un communiqué publié vendredi après-midi, précisant que «toutes les forces de police et de gendarmerie seront pleinement mobilisées sur l'ensemble du département» samedi.

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«Tout laisse à penser que des éléments radicaux, des factieux, vont à nouveau tenter de se mobiliser» samedi lors du quatrième week-end de mobilisation des «gilets jaunes», a déclaré vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, justifiant un dispositif sécuritaire «de grande envergure».

Les autorités n'attendent «que quelques milliers de personnes (à Paris) mais dans ces personnes il y a des gens ultraviolents», a ajouté le ministre, déplorant que «ces trois dernières semaines (de mobilisation) ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs».

Dépôt de plainte

Le ministre de l'Intérieur a également annoncé vendredi qu'il allait déposer plainte contre le député Nicolas Dupont-Aignan pour ses propos accusant les «petits casseurs de M. Castaner» d'avoir saccagé l'Arc de Triomphe samedi dernier à Paris lors de la manifestation des «gilets jaunes».

«Pour l'honneur de ces femmes et de ces hommes (des forces de l'ordre, NDLR), j'ai décidé de porter plainte contre M. Nicolas Dupont-Aignan qui, sans vergogne, dans l'enceinte de l'Assemblée nationale, a osé affirmer, je le cite, que c'étaient les petits casseurs de M. Castaner qui avaient saccagé l'Arc de Triomphe. On verra si ce monsieur ose nous opposer son statut parlementaire. Il ajouterait alors la honte à l'indignité», a déclaré Christophe Castaner.

«Violences urbaines»

Le ministre de l'Intérieur a défendu les interpellations jeudi de 151 personnes près d'un lycée de Mantes-la-Jolie assurant qu'elles intervenaient après de «véritables violences urbaines» dans cette commune des Yvelines.

Les images montrant des dizaines de jeunes, mains entravées ou sur la tête, «sont dures (...) mais je crois qu'il faut les replacer dans un contexte», a déclaré vendredi Christophe Castaner, assurant notamment que des dizaines de bouteilles de gaz avaient été jetées «robinet ouvert sur des barricades enflammées» juste avant ces interpellations qui ont créé la polémique.

Le ministre a précisé que 145 de ces gardes à vue avaient été prolongées, illustrant la «gravité de ce qu'il s'est passé» tout en se félicitant qu'aucun jeune n'ait été blessé lors de cette interpellation de masse qui a créé la polémique. (afp/nxp)

Créé: 07.12.2018, 11h26

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