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Economie Les énergies fossiles n'attirent plus autant

De plus en plus d'investisseurs se détourneraient des énergies polluantes pour encourager la transition énergétique, ont rapporté lundi des ONG.

Les investisseurs sont davantage convaincus par l'énergie verte.

Les investisseurs sont davantage convaincus par l'énergie verte. Image: Emmanuel Dunand/AFP

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Plus de mille investisseurs détenant un portefeuille mondial d'actifs de 11'000 milliards de dollars se sont engagés à céder leurs participations dans les énergies fossiles au profit des énergies propres, ont rapporté lundi des ONG environnementales.

Le chiffre a été dévoilé lors d'une conférence qui réunit au Cap, en Afrique du Sud, entreprises et ONG qui défendent la transition énergétique et la lutte contre le réchauffement climatique.

Parmi elles figurent des fonds d'investissements, des banques ou des compagnies d'assurances, ainsi que des collectivités locales, des universités ou des fondations religieuses. En 2014, la somme des actifs des investisseurs prêts à se retirer des énergies fossiles ne totalisait que 52 milliards de dollars.

Direction l'énergie verte

«Nous observons que les investissements se détournent de plus en plus des énergies fossiles dans tous les secteurs», s'est réjouie Clara Vondrich, la directrice de l'organisation Divest-Invest. «Les actifs dans le charbon, le pétrole ou le gaz sont considérés comme toxiques, non seulement moralement mais aussi financièrement».

Le chiffre de 11'000 milliards de dollars équivaut à environ 16% du marché mondial des capitaux en 2016, selon des chiffres de la Banque mondiale cités par les organisateurs. Poussées par leurs actionnaires et l'opinion publique mondiale, de plus en plus d'entreprises tentent de réduire leur empreinte carbone ou leurs participations dans des secteurs qui contribuent au réchauffement de la planète.

Les pays signataires de l'accord de Paris en 2015 se sont engagés à limiter entre 1,5 et 2 degrés Celsius la hausse des températures sur la planète d'ici à la fin du XXIe siècle. Au niveau actuel des émissions de CO2, cette hausse pourrait aller jusqu'à 3 degrés. (afp/nxp)

Créé: 09.09.2019, 20h57

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