Mercredi 26 juin 2019 | Dernière mise à jour 13:45

«Gilets jaunes» Enquête après des appels aux suicides de policiers

Les autorités françaises ont ouvert une enquête après les propos «intolérables et inacceptables» proférés par certains manifestants samedi à Paris.

«Gilets jaunes»: heurts place de la République à Paris

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Une enquête a été ouverte en France à la suite des slogans «suicidez-vous, suicidez-vous» lancés aux policiers samedi dans la capitale lors d'une manifestation des «gilets jaunes» et qui ont suscité l'indignation, a-t-on appris dimanche auprès du Parquet de Paris.

«Le paroxysme de la haine»

Cette enquête a été ouverte pour «outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion».

À plusieurs reprises dans le cortège parisien des «gilets jaunes», des manifestants ont crié «suicidez-vous, suicidez-vous» aux forces de l'ordre, alors que la police française est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l'année. Ces slogans ont été vivement condamnés par la classe politique et les syndicats de policiers.

«On atteint le paroxysme de la haine. Ces propos sont intolérables et inacceptables», a déclaré dimanche à l'AFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance, le premier syndicat chez les gardiens de la paix.

«C'est une insulte aux policiers décédés, à leurs familles et à toute l'institution», a-t-il ajouté, appelant à identifier les responsables.

«Déferlante haineuse anti flic»

D'autres syndicats policiers ont aussi dénoncé une «ignominie» et un «scandale», appelant les autorités à mettre un terme à cette «déferlante haineuse anti flic».

La classe politique, de LRM, le parti de la majorité présidentielle, au Parti socialiste en passant par LR (droite), a aussi manifesté son indignation. «Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie!», a tweeté le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Le 23e samedi de manifestation des «gilets jaunes», mobilisés depuis cinq mois en France pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe, a été marqué par de nouvelles violences à Paris, avant les réponses attendues, jeudi, d'Emmanuel Macron à la crise.

Au total, 220 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale samedi en marge de cette mobilisation, parmi lesquelles six mineurs, selon un bilan du Parquet de Paris. Quelque 27 900 personnes ont défilé samedi en France, dont 9 000 à Paris, selon les chiffres du Ministère de l'intérieur, qui font apparaître un fléchissement de la mobilisation, mais qui sont régulièrement contestés par les «gilets jaunes». (afp/nxp)

Créé: 21.04.2019, 16h41


Sondage

La vague de chaleur à 40° qui s'annonce cette semaine sur la Suisse vous inquiète-t-elle?



S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.