Dimanche 15 septembre 2019 | Dernière mise à jour 14:15

France Deux complices présumés de Merah interpellés

Depuis plusieurs mois, plusieurs personnes de l'entourage de Mohamed Merah et de son frère Abdelkader, ont été interpellées avant d'être relâchées sans poursuite.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Deux hommes ont été interpellés mardi près de Toulouse dans l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier Mohamed Merah dans la préparation de ses crimes en mars 2012, a appris une source proche de l'enquête.

Depuis plusieurs mois, plusieurs personnes de l'entourage de Mohamed Merah et de son frère Abdelkader, ont été interpellées avant d'être relâchées sans poursuites. Pour l'heure, Abdelkader Merah, qui est écroué, est le seul mis en examen dans le dossier. Après avoir assassiné sept personnes, Mohamed Merah avait été tué le 22 mars 2012 au terme du siège de son appartement toulousain.

Vol de scooter?

Les deux hommes interpellés mardi matin l'ont été à leur domicile, à Vieille-Toulouse, une commune à l'est de la préfecture régionale, et à Aucamville, dans l'agglomération toulousaine, a indiqué la source proche de l'enquête.

Le premier, âgé de 25 ans, est connu des services de police pour de nombreux faits de délinquance, violences volontaires, détention d'armes, stupéfiants... Les enquêteurs cherchent à établir s'il a pu prendre part au vol de scooter dont Mohamed Merah s'est servi pour ses crimes.

L'autre homme, 38 ans, faisait partie de l'entourage d'Abdelkader Merah, selon la source. Ces interpellations ont été réalisées par les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) assistés par le GIPN (groupe d'intervention de la police nationale) de Bordeaux. Les enquêteurs remontent toutes les pistes d'éventuelles complicités en France comme à l'étranger, qu'elles soient logistiques, financières ou idéologiques.

«Loup solitaire»

Merah, petit délinquant des cités toulousaines rallié à un islam radical, a assassiné au nom du jihad trois parachutistes, trois enfants et un enseignant juifs entre le 11 et le 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban. Finalement identifié, et localisé chez lui, il a été tué les armes à la main après 32 heures de siège le 22 mars.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a estimé fin janvier que la thèse du «loup solitaire» ne tenait pas, prenant ainsi le contre-pied de l'ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini et de son prédécesseur place Beauvau Claude Guéant.

Présent le 17 mars dernier à Toulouse pour une cérémonie d'hommage aux victimes, un an après les assassinats, le président François Hollande a promis à leurs familles que des réponses leur seraient apportées concernant les zones d'ombre dans l'enquête sur le parcours du tueur.

(afp/nxp)

Créé: 14.05.2013, 14h16

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.