Lundi 17 décembre 2018 | Dernière mise à jour 07:36

Italie Mamma mia, quelle santé!

A Bivongi, en Calabre, les gens vivent très vieux. Ce bourg de 1300 habitants compte 14 centenaires et 42 nonagénaires.

A 102 ans passés, Vincenzo Valenti (au volant) aime toujours autant faire crisser les pneus de sa Fiat 500.

A 102 ans passés, Vincenzo Valenti (au volant) aime toujours autant faire crisser les pneus de sa Fiat 500. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un véritable record: 14 centenaires sur les cinq dernières années et 42 autres habitants âgés de plus de 90 ans, dont deux qui devraient souffler leur centième bougie avant la fin de l’année. Soit 0,3% d’une population composée de 1300 individus.

Ces données viennent de Bivongi, un petit bourg plutôt sympathique, niché au cœur de la Calabre. Ici, le climat est rude. Comme le tempérament des habitants d’ailleurs, c’est-à-dire froid l’hiver, bouillant l’été. C’est peut-être cela qui aide la population locale à passer le cap du siècle, car il faut bien trouver une explication à ce que les scientifiques qui étudient «le cas Bivongi» depuis deux ans qualifient de véritable phénomène.

Les autochtones, quant à eux, ont une autre explication: le travail et le vin. Ce serait grâce au fameux nectar des dieux, comme l’appellent les viticulteurs, que leur ADN est en quelque sorte modifié, et que de génération en génération la vie des habitants du coin dure de plus en plus.

Le travail conserve

Ils disent aussi que le travail les aide à «se conserver». Le travail dans les champs surtout, l’hiver comme l’été, à piocher et encore piocher entre les vignes et les oliviers pour retirer les cailloux et les méchantes herbes qui pourraient tuer les plantes, la vie.

La recette fonctionne sacrément bien car il faut les voir ces centenaires, l’air fier tel Artaban, au volant de leur Fiat 500 comme Vincenzo Valenti qui, à 102 ans passés, brûle le goudron avec les roues de sa petite voiture rouge feu comme le sang qui coule dans ses veines. «Le Vicenzo», comme l’appellent ses concitoyens, fait partie d’une famille spéciale.

Selon les experts qui se sont penchés sur son arbre généalogique, l’homme aurait hérité sa résistance de ses ancêtres qui, au XVIIe siècle, refusaient d’entendre l’appel de la Grande Faucheuse avant d’avoir au moins soufflé leur 80e, voire 90e bougie. Une famille génétiquement si peu ordinaire que la revue spécialisée britannique National Geographic a publié, il y a deux ans, un article sur la longévité à Bivongi, le bourg où les personnes vivent très, très longtemps comme à Okinawa, au Japon.

Tout cela les fait rire, les centenaires, qui ont le sentiment d’être pris pour des micro-organismes que l’on examine à la loupe pour capter leurs secrets. Ils préfèrent les histoires que l’on raconte le soir au coin du feu et qui disent que Bivongi est béni des Dieux. (Le Matin)

Créé: 31.08.2015, 08h59

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.