Dimanche 21 juillet 2019 | Dernière mise à jour 14:21

Présidentielle française Sarkozy reconnait une «responsabilité historique»

Le président français a officiellement reconnu samedi la «responsabilité historique» de la France dans «l'abandon» des harkis après la guerre d'Algérie.Ces combattants musulmans s'étaient battus pour la France.

"Rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l'abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France", a dit Nicolas Sarkozy. Image: Keystone

Dossiers

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«La France se devait protéger les harkis de l'histoire, elle ne l'a pas fait. La France porte cette responsabilité devant l'histoire, c'est cette responsabilité que je suis venu reconnaître ici», a déclaré M. Sarkozy lors d'un discours à Perpignan, dans le sud de la France.

«La France doit, comme elle l'a toujours fait, regarder son Histoire en face et assumer les erreurs qu'elle a pu commettre. En l'occurrence, rien ne peut expliquer, rien ne peut excuser l'abandon de ceux qui avaient fait le choix de la France», a insisté le chef de l'Etat.

La reconnaissance de la responsabilité de l'Etat français dans l'abandon des harkis est la principale revendication des anciens supplétifs de l'armée française en Algérie et de leurs descendants, une communauté de quelque 500'000 personnes.

Le 9 mars, Nicolas Sarkozy avait déjà reconnu devant leurs représentants les «injustices» dont les autorités françaises s'étaient rendues coupables à leur encontre et reconnu que la France avait «une dette» envers eux.

Hollande devancé

Son adversaire à l'élection présidentielle des 22 avril et 6 mai, le socialiste François Hollande, s'était engagé le 6 avril à «reconnaître» la responsabilité de la France dans «l'abandon des harkis» s'il est élu.

L'hommage rendu aux harkis est aussi politique. Au-delà de cette communauté, il peut toucher celle des rapatriés français d'Algérie, les «pieds noirs», estimées à 3,2 millions d'électeurs potentiels, qui avaient largement voté pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55'000 à 75'000 harkis, selon les historiens, ont été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles. Quelque 60'000 ont été admis sur le territoire français, logés dans des camps de fortune du Sud du pays. (PFB/ats/nxp)

Créé: 14.04.2012, 23h28

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.