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Espagne Le beau-frère du roi risque 10 ans de prison

Le mari de l'infante Cristina a fait appel de sa condamnation pour détournement de fonds. Le parquet aussi, demandant qu'elle soit plus sévère.

Image d'archive (février 2017). Inaki Urdangarin a déjà été condamné à six ans de prison en 2016 pour des malversations.

Image d'archive (février 2017). Inaki Urdangarin a déjà été condamné à six ans de prison en 2016 pour des malversations. Image: Keystone

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Un beau-frère du roi d'Espagne Felipe VI, Inaki Urdangarin, condamné à six ans de prison en 2016 pour des malversations, risque une aggravation de sa peine en appel, le parquet ayant requis sa condamnation à dix ans, selon son service de communication.

Le mari de l'infante Cristina avait été condamné en février par le tribunal de Palma de Majorque (archipel des Baléares) à six ans et trois mois de prison assortis d'une amende de 512'000 euros (561'000 francs) pour des détournements de fonds publics, fraude fiscale et trafic d'influence.

Dans l'attente de l'examen de l'affaire par la Cour suprême Inaki Urdangarin reste cependant en liberté.

L'ancien champion olympique de handball, marié depuis 1997 à Cristina de Bourbon, soeur cadette du roi, a été condamné pour avoir avec un associé, détourné entre 2004 et 2006 des subventions attribuées à une fondation à but non lucratif qu'il présidait, appelée Noos.

Urdangarin et cinq autres personnes condamnées avaient fait appel du jugement, de même que le ministère public qui dans son cas ne le jugeait pas assez sévère.

Décision définitive

Le parquet de la Cour suprême semble lui donner raison, en demandant notamment que lui soit infligée une peine supplémentaire pour des faits de détournement de fonds publics et que les condamnations prononcées soient durcies.

Si ses réquisitions étaient suivies, «la peine de prison serait alourdie de trois ans et sept mois», indique le parquet dans un communiqué diffusé lundi soir. «Cela suppose un maximum de dix ans de prison».

La Cour suprême peut confirmer, annuler, réduire ou alourdir les peines, et sa décision sera définitive.

Scandale

«L'affaire Noos», qui avait éclaté en 2011 dans une Espagne en pleine crise, avait sérieusement écorné l'image de la famille royale, précipitant l'abdication en 2014 du roi Juan Carlos au profit de son fils, Felipe VI.

L'infante Cristina, soeur du roi jugée pour complicité de fraude fiscale, avait finalement été relaxée, mais elle est exclue de la plupart des cérémonies officielles.

Elle a dû en outre s'acquitter d'une amende de 290'000 euros du fait de sa «responsabilité civile solidaire» avec son mari. (afp/nxp)

Créé: 04.07.2017, 00h54

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