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Paris «Défoncez-moi cette porte»: Quand Mélenchon pète les plombs

Des échanges particulièrement houleux sont survenus lors de la perquisition menée au siège de la France Insoumise mardi. Une enquête pour «menaces» et «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique» a été ouverte.

La perquisition a donné lieu à des échanges pour le moins tendus entre militants et forces de l'ordre.

La perquisition a donné lieu à des échanges pour le moins tendus entre militants et forces de l'ordre. Image: Twitter

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Le parquet de Paris a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête pour «menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique» après les accrochages lors des perquisitions au siège de la France insoumise (LFI) et chez son leader Jean-Luc Mélenchon.

Des magistrats du parquet de Paris ayant été pris à partie lors de ces perquisitions mardi, le procureur de Paris François Molins a par ailleurs demandé au procureur général d'être dessaisi de cette procédure au profit du procureur du tribunal de grande instance le plus proche, «dans un souci d'impartialité», a précisé le parquet. L'enquête a été confiée à la Brigade de répression de délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, selon la même source.

La perquisition vire à la confrontation

Jean-Luc Mélenchon s'est insurgé mardi contre une «énorme opération de police politique» à son encontre lors des perquisitions menées notamment au siège de LFI et à son domicile, dans le cadre d'enquêtes du parquet sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat à la présidentielle. Les images de ces opérations ont tourné sur les réseaux sociaux.

Le leader de LFI a d'abord filmé en direct sur Facebook une première perquisition à son domicile. Plus tard dans la matinée, il s'est rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition a viré à la confrontation. Dans une scène filmée par des journalistes, M. Mélenchon appelle notamment ses proches à «enfoncer la porte» pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voit également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui s'interpose.

Mercredi, des syndicats de police ont dénoncé l'attitude «inacceptable» de M. Mélenchon. Le secrétaire général du syndicat Alliance Jean-Claude Delage a appelé le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner à porter plainte, tandis que SGP Police-FO a réclamé dans un communiqué «des excuses publiques» au leader politique.

(afp/Le Matin)

Créé: 17.10.2018, 13h01

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