Mercredi 1 avril 2020 | Dernière mise à jour 07:16

Défaut La Grèce dans l'impasse avant le référendum

Des responsables européens ont exhorté les Grecs à ne pas tourner le dos à l'euro et à voter «oui» lors du référendum prévu dimanche.

Le vote du 5 juillet est crucial. Un «non» signifierait que les Grecs ne veulent pas rester dans la zone euro.

Le vote du 5 juillet est crucial. Un «non» signifierait que les Grecs ne veulent pas rester dans la zone euro. Image: AFP

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Alors que la situation reste bloquée entre Athènes et ses créanciers, des responsables européens ont exhorté les Grecs à ne pas tourner le dos à l'euro et à voter «oui» dimanche lors du référendum. Le temps presse, le couperet menaçant de tomber sur l'économie grecque

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Les créanciers de la Grèce campent sur leur position. Ils ne feront pas de nouvelle proposition à la Grèce, a affirmé le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Celle faite il y a quelques jours «n'est pas un paquet d'austérité stupide», a-t-il résumé lundi à Bruxelles.

Juncker très critique envers les dirigeants grecs

Les créanciers suggéraient notamment une remise en cause des niches fiscales pour les plus riches, dont les armateurs, et une lutte accrue contre la corruption, a-t-il expliqué. Par ailleurs, l'Eurogroupe était prêt à parler de mesures d'allègement de la dette, une des principales revendications d'Alexis Tsipras.

Jean-Claude Juncker s'est montré très critique envers les dirigeants grecs, leur demandant de ne pas jouer sur les divisions dans la zone euro. Il a par ailleurs invité les citoyens grecs à mesurer l'importance des concessions faites jusqu'ici par leurs créanciers. Il les exhorte à voter «oui» au référendum.

Un vote crucial. Un «non» signifierait qu'ils ne veulent pas rester dans la zone euro, a expliqué le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel. Selon le président du Conseil italien, Matteo Renzi, les Grecs ont à choisir «non pas entre l'Union européenne et (Alexis) Tsipras, mais entre l'euro et la drachme».

Date limite

Cette menace d'un «Grexit» a provoqué des turbulences sur les marchés financiers. Ceux-ci étaient orientés à la baisse en Europe, comme aux Etats-Unis, à la veille de l'expiration du plan d'aide actuel et de la date limite pour le remboursement au Fonds monétaire international (FMI) d'une tranche d'1,6 milliard d'euros.

Dans un recours de dernière minute, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé avoir parlé à Jean-Claude Juncker pour lui demander de l'aider à obtenir une prolongation du plan d'aide international. Pour Alexis Tsipras, ce nouveau délai donnerait un peu de temps à son pays avant le référendum.

Les conséquences d'une sortie de la Grèce de l'euro restent difficiles à mesurer. Plusieurs personnalités, dont le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, ont affirmé que l'arrêt du plan d'aide et le défaut qui se dessine auraient un impact limité sur les autres pays.

Reprise des pourparlers?

Jean-Claude Juncker et la chancelière allemande Angela Merkel restent inflexibles sur les efforts demandés à Athènes. Ils ont toutefois évoqué la possibilité d'une reprise des pourparlers après le référendum de dimanche. Quant à François Hollande et à Barack Obama, ils ont décidé lors d'un entretien téléphonique lundi de travailler ensemble à la reprise des négociations entre la Grèce et ses créanciers.

Le Parlement européen, par la voix de son président Martin Schulz, a lui aussi lancé un appel à la reprise des négociations pour éviter le défaut de paiement à la Grèce. Il a rappelé que le programme en cours de soutien financier à la Grèce prenait fin mercredi et qu'au-delà de cette date les Grecs faisaient face à «un problème majeur».

Mise en garde de Merkel

De son côté le président de l'Eurogroupe Jeroen Djisselbloem a réaffirmé: «Notre porte est ouverte mais les options et le temps disponible sont très limités. Il s'agit vraiment de l'avenir de la Grèce. De la zone euro aussi, mais avant tout de la Grèce.»

L'Union européenne aura fort à faire pour panser les plaies ouvertes par la crise grecque. «Si l'euro échoue, l'Europe échoue» a mis en garde Angela Merkel.

Sondages favorables

Déjà préoccupés par la crainte d'un défaut de paiement, les Grecs ont trouvé lundi leurs banques fermées pour la semaine. Toutefois certaines rouvriront jeudi pour le versement des retraites.

Face à l'enjeu du référendum, les Grecs semblent pencher pour le oui. Deux sondages donnent l'avantage aux partisans d'un accord avec l'Europe. (ats/nxp)

Créé: 29.06.2015, 20h04

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