Dimanche 21 octobre 2018 | Dernière mise à jour 02:54

Belgique Manif en solidarité avec les migrants à Bruxelles

Environ 10'000 manifestants demandaient, dimanche, dans les rues de la capitale belge, une politique migratoire «plus humaine».

Une dizaine de millier de personnes se sont rassemblés à Bruxelles en solidarité avec les migrants, et alarmés par les mesures gouvernementales en cours de discussion. (Image - dimanche 25 février 2018)

Une dizaine de millier de personnes se sont rassemblés à Bruxelles en solidarité avec les migrants, et alarmés par les mesures gouvernementales en cours de discussion. (Image - dimanche 25 février 2018) Image: AFP

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Quelque 10'000 personnes ont manifesté dimanche à Bruxelles dans le froid pour témoigner leur solidarité avec les migrants. Plusieurs ONG exigent du gouvernement belge une politique migratoire «plus humaine».

La manifestation s'est tenue dans le quartier de la gare du Nord et du parc Maximilien, principal point de convergence à Bruxelles de centaines de migrants, en bonne partie soudanais et érythréens, en transit vers la Grande-Bretagne.

«Nous demandons uniquement plus d'humanité», a déclaré l'un des organisateurs de la manifestation Mehdi Kassou, cité par l'agence de presse Belga. M. Kassou est le porte-parole de la «Plateforme citoyenne pour l'accueil des réfugiés», qui organise depuis des mois l'hébergement en Belgique - par des milliers de citoyens volontaires - d'exilés non candidats à l'asile ou sans solution de logement.

Ce collectif comptait parmi la douzaine d'associations et d'ONG qui ont appelé à défiler dimanche, avec entre autres la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ou Médecins du Monde Belgique. «Si un deuxième Calais ne s'est pas créé à Bruxelles, c'est uniquement grâce aux citoyens et non à ce gouvernement», a souligné Alexis Deswaef, président de la LDH.

«Ce gouvernement se laisse emporter par un parti identitaire et nationaliste, mais l'opposition se renforce», a-t-il ajouté, en prenant pour cible la N-VA (nationalistes flamands), formation qui est le pilier de la coalition de centre-droit au pouvoir.

Projet de loi controversée

Dans le viseur des manifestants figurait un projet de loi à l'étude au parlement visant à permettre à un juge d'ordonner, en dernier recours, une visite du domicile d'un particulier afin d'interpeller un migrant faisant l'objet d'un ordre de quitter le territoire. Ce texte, porté par le ministre de l'intérieur Jan Jambon (N-VA), a suscité des réactions indignées et divisé jusqu'au sein de la majorité conduite par le premier ministre Charles Michel, un libéral francophone.

Le ministre belge des affaires étrangères Didier Reynders, issu du même parti que M. Michel, a laissé entendre ce week-end que ce projet de loi serait amendé avant d'être débattu en séance plénière par les députés. «S'il y a des inquiétudes, on doit peut-être, par amendement, préciser qu'il n'y a aucune mise en cause des hébergeurs et de toute personne qui apporte une aide humanitaire», a déclaré samedi M. Reynders au quotidien belge Le Soir.

«Le gouvernement ne veut peut-être pas criminaliser la solidarité, mais il veut la punir par des perquisitions et des raids policiers», a accusé dimanche Mehdi Kassou. «Au lieu d'investir dans des actions policières, il ferait mieux d'investir dans l'accueil et ne pas uniquement dire qu'il n'y a pas de solution politique possible», a-t-il poursuivi. (ats/nxp)

Créé: 26.02.2018, 01h20

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