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Italie Menacée de mort

Des injures et des insultes, c’est ce qu’a récolté une jeune Italienne souffrant de maladies graves, pour avoir défendu, via son profil Facebook, la recherche sur les animaux.

Caterina Simonsen, très gravement malade, doit sa survie aux avancées médicales incluant des tests sur les animaux.


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Menacée de mort

Menacée de mort Des injures et des insultes, c'est ce qu'a reçu une jeune Italienne souffrant de maladies graves, pour avoir défendu, via son profil Facebook, la recherche sur les animaux.

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Depuis plusieurs jours, Caterina Simonsen est devenue la cible des défenseurs de la cause animale, qui lui souhaitent de mourir pour avoir défendu la recherche médicale sur son profil Facebook. «Grâce à la vraie recherche qui inclut les tests sur les animaux, j’ai passé le cap des 23 ans. Merci aux médecins qui m’ont offert un avenir», a écrit cette jeune étudiante en médecine vétérinaire.

Branchée en permanence

Affectée par quatre pathologies rares depuis son enfance, Caterina Simonsen est branchée quasi en permanence sur un appareil qui nettoie ses poumons. Elle avale chaque jour une quantité industrielle de médicaments. Sans parler des piqûres pour soigner son déficit immunitaire en protéines, sa tumeur à l’hypophyse, ses crises d’asthme et sa thyroïdite auto-immune. «Ces médicaments sont aussi employés en médecine vétérinaire, ont été testés sur des animaux et sont utilisés par les gens qui m’insultent pour soigner leurs petites bêtes!» assène Caterina. Soit. Mais, pour les extrémistes, cette constatation n’a pas d’importance.

Pour preuve, les propos de l’internaute Giovanna: «Je ne sacrifierais même pas mon poisson rouge pour sauver ta peau. Tu mérites de crever demain!» A quatre reprises, la jeune femme a failli mourir. La première fois, elle avait à peine 9 ans. L’an dernier, Caterina Simonsen a passé trois mois en milieu hospitalier. Pour décrocher son diplôme de vétérinaire, elle suit un programme taillé sur mesure. «Ces gens me disent qu’ils préfèrent que vingt rats puissent vivre à ma place. Pourquoi ne comprennent-ils pas mon envie de vivre?» s’interroge cette jeune brunette.

Lobbies antivivisection

Le Parlement italien a été saisi à plusieurs reprises par les lobbies antivivisection. Il y a deux ans, la Péninsule tout entière s’était mobilisée pour obtenir la fermeture de l’élevage de chiens de laboratoire de Montichiari, à côté de Brescia, dans le nord du pays. L’évacuation des 250 beagles avait même donné lieu à un show télévisé retransmis en direct.

Caterina Simonsen a, pour sa part, porté plainte et demandé aux responsables des associations de défense des animaux de se dissocier des internautes qui l’ont injuriée. Mais cette affaire relance le débat en Italie, où la communauté scientifique est partagée sur le thème de la vivisection, jugée inutile par des chercheurs renommés.

Créé: 30.12.2013, 13h37

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