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France Mis en examen, Guéant a «l'intention» de se «défendre»

L'ancien ministre de l'Intérieur français, Claude Guéant, a annoncé lundi son intention de se défendre après sa mise en examen dans l'affaire des tableaux flamands.

Claude Guéant a été mis en examen.

Claude Guéant a été mis en examen. Image: AFP

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L'ex-ministre Claude Guéant, mis en examen samedi dans l'affaire des tableaux flamands qu'il dit avoir vendus à un avocat malaisien pour expliquer un virement de 500'000 euros, a dénoncé ce lundi 9 mars une «instrumentalisation de l'action judiciaire» et affirmé avoir «bien l'intention de se défendre».

«Je ne mets pas en cause la justice», a déclaré sur RTL l'ancien ministre de l'Intérieur, dénonçant toutefois une «instrumentalisation» de «sa garde à vue» et de sa «mise en examen».

«Tout a été fait pour que ma garde à vue soit longue», a déploré Claude Guéant, qui s'est dit «meurtri» par cette mise en examen. «J'ai bien l'intention de me défendre», «je me battrai pour moi et pour des principes», a-t-il ajouté.

Blanchiment de fraude fiscale

L'ancien secrétaire général de l'Elysée a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée et faux et usage de faux dans une enquête déclenchée après des accusations de financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de la campagne présidentielle en 2007 de Nicolas Sarkozy.

La justice s'interroge sur l'origine d'un virement de 500'000 euros depuis la Malaisie sur les comptes de Claude Guéant, qui le justifie par la vente en 2008 à un avocat malaisien de deux marines d'un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Des experts ont cependant contesté la valorisation de ces œuvres.

«Il est inexact que ces tableaux n'aient pas la valeur de leur vente», a rétorqué Claude Guéant.

Intermédiaire inconnu

Accusé d'avoir joué un rôle dans les flux financiers qui ont abouti au versement de cette somme sur le compte de Claude Guéant, Khalid Ali Bugshan a également été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

Le nom de cet homme d'affaires saoudien était déjà apparu dans l'affaire Karachi, une enquête politico-financière sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur via des rétrocommissions présumées sur un contrat d'armement avec l'Arabie saoudite.

Claude Guéant a assuré ne connaître le nom de cet intermédiaire présumé que par la presse et ne l'«avoir jamais rencontré ou eu au téléphone».

(afp/nxp)

Créé: 09.03.2015, 10h10

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