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HOLLANDE/GAYET Photos volées: Un problème de sécurité à l’Élysée?

La publication de clichés volés montrant François Hollande et Julie Gayet suscite des interrogations sur la sécurité présidentielle.

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Onze mois après les photos dévoilant sa relation avec Julie Gayet, François Hollande s'est de nouveau retrouvé vendredi en Une de la presse people, avec la publication de clichés volés du Président et de l'actrice dans l'enceinte même de l'Élysée, suscitant des interrogations sur la sécurité présidentielle.

>> Lire l'article: François Hollande et Julie Gayet pris en photo à l'Elysée

Ces clichés, parus vendredi 21 novembre dans Voici, sont des «photos volées», a déclaré à l'AFP un proche du chef de l'État. «Des visiteurs viennent régulièrement à l'Élysée», notait un autre habitué du Palais.

Interrogé sur la question de la sécurité, l'Élysée s'est refusé à tout commentaire. Selon une source proche du dossier, François Hollande ne compte d'ailleurs pas porter plainte. En déplacement à Lens (Pas-de-Calais), le Premier ministre Manuel Valls s'est aussi refusé à commenter cette parution.

Un défaut «impensable»

Le fondateur du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), Christian Prouteau, a toutefois estimé dans Le Figaro qu'il y avait «un impensable défaut dans la cuirasse de la protection» du chef de l'État.

L'hebdomadaire Voici a publié vendredi trois photos du président et de l'actrice prises d'après le magazine «courant octobre», où on les voit assis à une table «sur la terrasse des appartements présidentiels» à l'Élysée.

Ces photos ont été visiblement très agrandies, ce qui altère la qualité de l'image. L'actrice, dont on devine les traits, apparaît de dos ou de trois quarts, faisant face à François Hollande.

«Se poser de vraies questions»

«Après l'alerte des photos de paparazzis (en janvier) où François Hollande est surpris sur son scooter sans que le chef du GSPR n'en soit informé, les responsables de la protection du président devraient se poser de vraies questions car celui qui a déclenché les photos aurait pu tout aussi bien avoir une arme», a estimé Christian Prouteau. A l'Élysée, des policiers sont en faction «tous les quinze mètres», a-t-il rappelé.

Pour expliquer comment ces photos ont pu être prises, l'ex-super gendarme a évoqué l'hypothèse d'un «petit drone». Mais «le problème est que l'on peut le transformer en machine à tuer, capable de larguer une charge explosive».

Secrets du magazine

La rédactrice en chef de Voici, Marion Alombert, a assuré pour sa part vendredi matin sur BFM TV/RMC, que ces photos n'ont «pas été prises de l'intérieur» de l'Élysée, «ni par un drone».

Elle a toutefois refusé de lever le voile sur les coulisses de ce qu'elle présente comme la première photo à l'Élysée du Président en compagnie de Julie Gayet.

«Ça fait partie des secrets entre guillemets de fabrication du magazine» et «ça fait partie aussi de la confiance que nous donnent les photographes quand ils nous proposent ce genre de photos», a-t-elle justifié.

«De l'intérieur, avec un smartphone»

Interrogés par l'AFP, plusieurs photographes de la presse people, bons connaisseurs du palais présidentiel, sont convaincus, eux, que ces photos ont été prises au smartphone depuis l'intérieur.

«Je connais très bien l'Élysée et c'est absolument impossible de shooter de l'extérieur. C'est fait du 1er étage avec un smartphone», a déclaré Sébastien Valiela, 47 ans, auteur des fameux clichés publiés par Closer en janvier, révélant la relation entre l'actrice et le chef de l'État.

Un problème de «confiance trahie»

«Il y a zéro doute là-dessus, évidemment que c'est fait de l'intérieur. De l'extérieur, on verrait les branches des arbres, et si c'était un drone, ce serait pris de beaucoup plus haut», a abondé le photographe Pascal Rostain, à l'origine de nombreux scoops. «Ça a été fait avec un téléphone portable, les pixels (que l'on voit sur la photo, NDLR), c'est hallucinant».

«Cette photo, qui semble avoir transité par une agence de paparazzi, peut avoir été vendue plusieurs dizaines de milliers d'euros», selon un autre journaliste de la presse people. «Apparemment, elle n'a pas été proposée à d'autres magazines. Ce n'est plus un problème de sécurité, puisque l'auteur avait déjà passé les contrôles, mais de confiance trahie».

Retour sur l'affaire en images: Ce qu'avançait exactement Closer

(afp/nxp)

Créé: 21.11.2014, 19h40

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